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Algérie, 2009 : tableau de correspondance entre

syndicats autonomes et syndicats clones

Syndicats d'origine

Clones

SNAPAP (Syndicat national autonome du personnel de l'administration publique)

SNAPAP- bis (dirigé par Belkacem Felfoul, ex-député retraité)

CNAPEST (Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique)

SNAPEST Meziane)

(dirigé

par

Mériane

SATEF (Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation)

SATEF- bis (dirigé par Abdelmadjid Basti)

CNES (Conseil national des enseignants du supérieur, coordination des sections CNES)

CNES- bis (dirigé par Abdelmalek Rahmani)

SNTE (Syndicat national des travailleurs de

l'éducation ; Bennoui )

secrétaire

général :

Mohamed

SNTE- bis Boudjnah)

(dirigé par Abdelkim

Intersyndicale de la fonction publique (IAFP)

coordination des fonction publique

syndicats

de

la

Toutes ces manœuvres bénéficient du soutien automatique du ministère du Travail, chargé en principe de veiller au respect de la réglementation en matière de libre exercice du droit syndical. Ce ministère est dirigé depuis juin 2002 par le même individu, Tayeb Louh, lui- même ancien syndicaliste autonome. La carrière de Tayeb Louh est révélatrice des stratégies antisyndicales du DRS. Magistrat, Tayeb Louh avait été l’un des fondateurs en 1993 d’un syndicat autonome des magistrats (Syndicat national de la magistrature), qui avait fait l’objet de harcèlements ayant défrayé la chronique et d’un « redressement » en bonne et due forme.

C’est avec étonnement que les syndicalistes avaient appris la nomination, en qualité de ministre du Travail, de ce transfuge des luttes sociales. Sans surprise, ils constatent depuis que le ministre converti se livre avec constance aux pratiques dont il avait été un temps victime. Ainsi, chaque fois qu’un clone est créé à l’initiative du DRS, le ministère du Travail refuse d’intervenir pour clarifier la situation. Pour enfoncer le clou, d’autres instances officielles – mais aucunement habilitées à intervenir en matière syndicale – se chargent de désigner le « bon » syndicat, celui avec lequel toutes les autorités doivent coopérer, ce qui suppose l’exclusion de celui qui n’a pas été désigné. Un exemple notoire est l’affaire du télégramme émis le 17 janvier 2009 par le ministère de l’Intérieur pour choisir le clone du SNAPAP : les administrations avaient été sommées de refuser de travailler avec les sections légitimes (élues par les adhérents) au prétexte de l’existence de représentants du clone, désignés par

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