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révoltes, au risque de menacer sérieusement leur principal objectif : poursuivre à leur seul profit – comme ils le font depuis trente ans – l’accaparement des richesses du pays, par la corruption et les prélèvements de commissions sur les exportations d’hydrocarbures comme sur les importations des biens de consommation ou d’équipements, que l’Algérie ne produit plus.

Dans ce sombre contexte, il est donc essentiel que cesse l’isolement international des militants des syndicats autonomes de la fonction publique, les seuls en Algérie à se battre de façon collective face aux manœuvres, aux « clonages » et à la répression – et, plus globalement, contre l’atroce malvie imposée à tout le peuple par le pouvoir. La grève dure, massivement suivie, engagée depuis le 8 novembre 2009 par les syndicats d’enseignants en est une illustration vivante. Qui plus est, le combat que mènent les syndicats autonomes est aussi celui des Algériennes pour leur émancipation : les femmes sont nombreuses à participer activement aux luttes et à assumer des responsabilités à la tête de ces syndicats – et elles sont souvent les premières à subir les pressions, les harcèlements et les tentatives d’intimidation du pouvoir.

C’est pourquoi, en septembre 2009, des syndicalistes français et des militants, algériens et français des droits de l’Homme ont créé le Comité international de soutien au syndicalisme autonome algérien (CISA), dans le but d’informer l’opinion sur la réalité des luttes syndicales algériennes, de les soutenir et de lever les équivoques entretenues par un système qui n’a plus que la violence et la coercition comme leviers sur la société.

Paris le 15 novembre 2009

Le Président du CISA

François Della Sudda

CISA, 21ter rue Voltaire 75011 Paris, France - comintersaa@gmail.com

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