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algérienne et le SDECE français.213 Il existe trois indications d'hostilités claniques. Il y a l'assassinat du général réconciliateur Saidi, la veille de sa nomination au cabinet militaire, en juin 1996. Les promotions et affectations prévues pour le 5 juillet sont gelées car les réconciliateurs et les éradicateurs ne peuvent s’entendre sur une liste commune. Le réconciliateur Zéroual intensifie ses consultations des partis en juillet et août 1996 pour la conférence nationale sur le dialogue, en septembre 1996. Aucun de ces événements, que ce soit dans la camp des insurgés ou dans celui du pouvoir, ne vient réfuter les hypothèses HPI et/ou HCOIN et/ou HGC.

V2: Cette vague atteint son pic en novembre 1996. Le seul événement politique significatif est le référendum sur la constitution, tenu le 28 novembre 1998. Cet événement ne semble pas pertinent aux hypothèses HPI et/ou HCOIN et/ou HGC. Cette vague sera cependant analysée plus finement en examinant ses variations hebdomadaires – voir section 4.2.

V3: Examinons maintenant la vague V3 dont le maximum a été atteint en janvier 1997. Les partisans de la thèse des massacres comme « purification morale, religieuse ou rituelle » voient dans cette vague une preuve de leur assertion car elle recouvre en partie le mois du Ramadhan, mois qu'ils considèrent particulièrement propice à l’offrande du sang.214 Quant à HPI, il n'y a pas d'événements apparents, au sein du mouvement insurrectionnel, qui indiquent une intensification de la campagne pour punir les populations et les dissuader de passer dans le camp du régime. Aucune indication que la base sociale des insurgés est de plus en plus disposée à soutenir le

régime n’a été rapportée. Si on prend le point de vue opposé, les partisans de HCOIN

peuvent avancer que le Ramadan

est un mois de plus grande religiosité, de fréquentation plus assidue des mosquées, d'activité sociale et de solidarité, et donc plus propice à une influence politique et un déploiement accrus des insurgés. Ceci risquerait de compromettre les efforts de contre-mobilisation de la campagne COIN, imposant ainsi au pouvoir en place l’impératif de contrer l'élan de mobilisation en faveur des insurgés.

Pour ce qui est de HGC, plusieurs événements viennent la soutenir. Zéroual échappe à deux tentatives d'assassinat – en décembre 1996 et janvier 1997.215 Les généraux de deux clans se rencontrent dans un conclave orageux où les pierres d'achoppement étaient la nature du parti politique à user comme façade de l'armée aux élections législatives prochaines (le RND comme il se révèlera plus tard) et le contrôle des milices.216 Abdelhak Benhamouda, chef du principal syndicat des travailleurs et proche du clan réconciliateur, est assassiné quelques jours plus tard après avoir annoncé son intention de créer un parti « centriste » et critiqué les partis éradicateurs (RCD, ANR et Ettahadi).217

V4: Cette vague atteint son pic en avril 1997. Les lois relatives aux élections législatives de juin et les dispositifs réglementaires régissant les milices sont décrétées en mars 1997 par le Conseil National de Transition, « parlement » désigné par l'armée. Le leader de la force insurgée FIDA, implantée en milieu urbain, est tué par balle. Il ne semble pas y avoir d’événement corroborant les

hypothèses HPI et/ou HCOIN 1997.

et/ou HGC

dans la littérature consultée pour la période d’avril et mai

V5: Cette vague de massacres se soulève en juin 1997, atteint son maximum en août avant de refluer en novembre de la même année. Bien que l'activité de massacres affiche un pic double, il ne fait pas de doute qu'il s'agit d'une seule série de massacres ainsi qu'on peut le vérifier à partir de la structure des nombres correspondants de morts à ce moment-là (voir figure 3). Du côté des insurgés, deux faits majeurs se produisent. En juillet 1997, Abassi Madani et Abdelkader Hachani, respectivement leader et numéro 3 du FIS, sont libérés. En septembre, le bras armé du FIS décrète une trêve unilatérale, Abassi Madani est de nouveau arrêté et, en octobre, les deux forces insurgées restantes (LIDD et FIDA) se joignent à la trêve.

© 1999-2010 Institut Hoggar

www.hoggar.org

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