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CISA

Comité international de soutien au syndicalisme autonome algérien – CISA 21 ter rue Voltaire – 75011 Paris – France comintersaa@gmail.com – 0033 6 29 64 66 33

Entre répression et manipulations : le courageux combat des syndicats autonomes algériens

La défense des droits des travailleurs n’est nulle part une tâche aisée. En Algérie plus qu’ailleurs, être syndicaliste est aujourd’hui un combat difficile de tous les instants. Les dispositions de l’état d’urgence en vigueur depuis le coup d’État de janvier 1992 et l’interruption des élections législatives compliquent très sérieusement l’action quotidienne des syndicalistes authentiques, membres des divers « syndicats autonomes » de la fonction publique. Ceux-ci sont apparus au tout début des années 1990 – à la faveur d’une brève ouverture démocratique – pour défendre les intérêts des fonctionnaires, rôle que n’assurait plus, de longue date, le syndicat unique UGTA (Union générale des travailleurs algériens), devenu dès 1963 un simple rouage du régime.

Être syndicaliste en Algérie

Dans l’Algérie des années 2000, animer un syndicat autonome consiste autant à défendre les travailleurs qu’à esquiver les manœuvres incessantes de déstabilisation, d’infiltration et de corruption du pouvoir – qui le tolère sans le reconnaître officiellement. Les organisations syndicales indépendantes, en refusant toute sujétion autre que celle due à leurs adhérents, sont la cible principale de l’action des services de la police politique de l’armée, le DRS (département de renseignements et de sécurité, ancienne sécurité militaire). Venus combler l’absence totale de représentation des travailleurs, les syndicats autonomes sont depuis leur

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