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notre occupation, reprendrait son cours. Sous l’impression de pareilles pensées, le premier ministre reprenait confiance. La remise des armes de Tananarive ne marchait que très lentement ; l’attitude de Rainilaiarivony et de son entourage devenait de plus en plus suspecte. Bien que la paix fût signée, on était plein de réticences. Des aides de camp du premier ministre et des grands-officiers répandaient le bruit que la situation ne tarderait pas à changer : les Français retireraient une partie de leurs troupes ; on pourrait alors les attaquer et les expulser du pays. Un certain nombre d’indigènes qui étaient allés se remettre à notre service étaient menacés. La population n’osait pas rentrer à Tananarive. Il était indispensable de prendre des garanties.

Le général en chef résolut alors de s’emparer de la personne de Rainilaiarivony et il fit agréer Rainitsimbazafy pour son successeur par la reine Ranavalo.

Les dépêches postérieures disent que la situation s’améliore de plus en plus. Les routes de Tamatave et de Majunga sont ouvertes et sûres, et dans la région de l’Ouest les gouverneurs indigènes regagnent les postes qu’ils avaient abandonnés pendant l’expédition.

Le Livre jaune se termine enfin par la déclaration lue par M. Berthelot à la séance de la Chambre des députés, le 27 novembre, par le décret rattachant l’administration de Madagascar au ministère des colonies et par celui qui règle les pouvoirs du résident général.

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