X hits on this document

194 views

0 shares

0 downloads

0 comments

57 / 85

M. Hanotaux explique ensuite dans quelles conditions fut préparé le traité de Tananarive :

À son départ, le général Duchesne reçut des instructions rédigées par le ministre de la guerre. Il en reçut aussi qui émanaient du ministère des affaires étrangères…

Ces instructions envisageaient naturellement l’issue diplomatique qu’il y aurait lieu de donner à la campagne. On prévoyait que les communications ne seraient pas faciles avec un corps expéditionnaire lancé dans un pays nouveau, à cinq cents kilomètres de la côte. On pensait aussi que les négociations ne traîneraient pas en longueur et qu’il y aurait lieu d’imposer un traité ne varietur à un gouvernement abattu. Les instructions contenaient donc un projet de traité qui fut remis au général Duchesne, au moment de son départ.

Ce projet ne fut pas rédigé à la légère. Il fut l’œuvre d’une commission qui réunissait, sous la présidence du ministre des affaires étrangères, des fonctionnaires d’une compétence reconnue, – la plupart d’entre eux ayant séjourné dans l’île. Les délibérations de cette commission furent laborieuses. Les articles du traité, après avoir été mûrement étudiés, furent inscrits dans deux conventions qui, à leur tour, subirent un dernier examen et un dernier remaniement dans le conseil des ministres. Ce sont ces deux projets qui, signés par la reine des Hovas, le 1er octobre, forment le traité de Tananarive.

Le premier objet du traité – à savoir de mettre fin à la guerre – étant rempli, il reste à se demander si l’acte renferme, d’autre part, toutes les clauses nécessaires pour assurer, dans des conditions avantageuses et pratiques, l’exercice de la domination française dans l’île de Madagascar. C’est ici que les avis diffèrent.

*

* *

– 57

Document info
Document views194
Page views194
Page last viewedMon Dec 05 07:54:30 UTC 2016
Pages85
Paragraphs816
Words22237

Comments