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français ; personne ne peut soulever à ce sujet la moindre réclamation légitime.

Ainsi on voit, peu à peu, tomber ou se dissiper la plupart des objections qui ont été produites contre le traité de Tananarive. Il garde cependant des adversaires irréductibles : ce sont les annexionnistes déclarés.

À ceux-ci, il est impossible d’ouvrir les yeux. Il faut tenir grand compte cependant de leur opposition : car c’est elle qui a soulevé, très habilement, un ordre d’objection, plutôt sentimental, mais qui n’en a pas moins, – ou plutôt qui n’en a que davantage – porté sur l’opinion.

On a dit : les sacrifices que le pays s’est imposés sont si lourds qu’un pareil traité ne lui suffit pas. Votre projet était peut-être bon, au point de départ ; il n’était plus suffisant à l’arrivée. Vous n’avez pas frappé assez fort. Il fallait abattre l’orgueil des Hovas. Il fallait leur faire sentir davantage le poids de notre vengeance et la force de notre bras… – Il est certain que la campagne a été longue et douloureuse, que des heures d’incertitude ont tenu en suspens l’anxiété publique, et qu’une juste irritation s’est produite, à un moment donné, contre une résistance qui prolongeait si longtemps notre attente et nos sacrifices. On sait, d’ailleurs, que le cabinet Ribot, ayant constaté l’état de l’opinion et appréciant le sentiment si naturel auquel celle-ci obéissait, a eu la pensée de lui donner satisfaction. Il voulut faire apparaître aux yeux de ceux-là mêmes qui sont peu familiers avec le style des instruments diplomatiques, que c’était bien notre volonté et notre volonté seule qui désormais règne dans l’île, et que nous ne consentions à laisser subsister la cour d’Émyrne que comme un rouage d’une organisation dont nous étions les maîtres absolus.

C’est pourquoi, le 18 septembre, au moment où le général Duchesne quittait Andriba, un télégramme, à lui adressé, lui recommanda de modifier dans le sens suivant le texte du projet qui lui avait été remis : l’acte ne devait plus être signé que par la reine ; pour faire sentir aux Hovas que c’était bien une capitulation qu’on leur imposait, le projet devait prendre

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