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5) un mobilier complet pour les classes en dehors de celui qui est affecté aux Frères.

Le mobilier, soit des classes, soit des Frères, aussi bien que les frais de fondation, sont fournis une fois pour toutes.

Les Frères comprennent dans leur enseignement : le catéchisme, la lecture, l'écriture, la grammaire et l'or­thographe, l'arithmétique, l'histoire et la géographie et le plain-chant. Les élèves qui doivent recevoir des leçons de dessin linéaire, de géométrie et de tenue des li­vres paient une rétribution à part et elle est au profit des Frères comme supplément à la modicité de leur traite­ment annuel. Les enfants forains et les pensionnaires, s'il y en a, sont aussi à la charge et au profit des Frères. Les communes ont, pour couvrir les frais de l'établisse­ment, le vote du Conseil Municipal et les rétributions mensuelles provenant des enfants de la commune même qui fréquentent l'école.

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Nous pourrons plus tard, s'il est besoin, vous donner le détail des articles qui doivent composer le mobilier tant des Frères que des classes, avec le plan des sièges, bancs et tables, etc. ...

« Veuillez agréer, etc. ...

F. François »

Certaines de ces demandes ont été comme une graine jetée au vent et qui met un siècle à mûrir. C'est ainsi que, le 7 mars 1846, le curé de Nasbinals avait écrit au Frère François pour le prier de lui envoyer des Frères. Ce dernier déclina la proposition, non sans garder l'es­poir que, dans cette région de la Lozère, capable de four­nir des recrues, il ne pût, quelque jour, procurer des éducateurs à l'école libre de la paroisse. Pour que ce projet se réalisât, il fallut attendre cent ans. C'est en octobre 1947 que vient d'être fondé par les Frères Ma­ristes l'école de Nasbinals.

Depuis la date de son généralat, le Frère François avait fondé ou agrandi les établissements de Carvin, Digoin, Bouillargues, Neuville et Valbenoîte. Le cinquième no­viciat fut celui de Beaucamps, à douze kilomètres de Lille. Sa création fut facilitée par la généreuse inter­vention d'une élève de la Mère Sophie Barat, Caroline de Beaufort, comtesse de la Granville. Cette bienfaitrice, dont le mari était le trésorier, passa sa vie à multiplier les œuvres fécondes. C'est elle qui appela les Frères Maristes à Beaucamps et y facilita, en 1846, l'installation de leur noviciat. Après une entrevue avec le Frère Fran­çois, le 1ier avril 1850, Madame de la Granville fit ajouter des constructions nouvelles aux anciennes. En 1846, elle avait appelé à Beaucamps trois Frères. Vingt-trois ans après, ils étaient trois cent trente. Ils dirigeaient cinquan­te-quatre établissements et y élevaient treize mille en­fants. L'insigne bienfaitrice put prendre part aux confé­rences des Frères. En 1854, il lui fut même permis d'assister à une séance du Chapitre Général. Le 5 sep­tembre 1876, lorsqu'elle mourut, à l'âge de soixante-­seize ans, ce fut, pour les Frères, un deuil de famille.

L'expansion, maintenant, ne s'arrêtait pas à la France. Dès cette époque, elle gagnait l'étranger et commençait à y indiquer les voies de l'avenir. L'Institut comptait à peine quarante années d'existence qu'il était sollicité d'envoyer des Frères éducateurs à La Nouvelle-Orléans, dans les Indes et en Chine. Un demi-siècle devait s'écou­ler avant que prissent corps ces projets. Mais, depuis quelques années déjà, la Congrégation avait envoyé des Frères en Océanie, en qualité de missionnaires.

Pères et Frères Maristes étaient partis en décembre 1836, sous la direction de Mgr Pompallier. Dix mois après, ils approchaient des îles et, déjà, le Père Bret avait succombé aux fatigues du voyage. Dès le début, l'évangélisation fut difficile et les résultats peu récon­fortants. Le 14 juin 1846, le Frère Marie-Nizier, qui fut, à l'île Futuna, le compagnon du bienheureux Chanel, martyrisé par les indigènes de ce pays, écrit à ses Frères de l'Hermitage qu'après une durée d'apostolat de trois ans et demi, il est parvenu à faire six baptêmes, ceux de quatre enfants et de deux adultes. Et le pauvre Frère, qui n'a reçu qu'une lettre en dix ans, de demander des nouvelles, des livres, de quoi se sentir rattaché à un monde civilisé.

Le sort de ces missions se révèle inégal. Dans telle île, des religieux peuvent rester quatre ans sans opérer une seule conversion. Mais, ici et là, quelle moisson conso­lante I Le 23 juillet 1859, le Frère Germanique écrira de Port de France, dans la Nouvelle-Calédonie, que les habi­tants de la Conception pourraient servir de modèle à bien des paroissiens de France sous le rapport de la foi et de la pratique de la religion. « Ce peuple naguère sauvage, anthropophage, placé en un mot au dernier échelon de la race humaines, se réunit deux fois par jour à l'église pour y prier en commun. » Le Frère est heu­reux d'apprendre que les habitants de l'île des Pins,

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