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Festa Giovanni,

en religion Frère Luigi Abramo.

Le 10 mai 1935, le témoignage invoqué par le miraculé est donné en ces termes par la Révérendissime Mère Maria Paola Celli, Directrice de l'orphelinat féminin de Polis­tena, région de la Calabre

De ce que vous me demandez par rapport à la grâce que vous avez reçue à l'âge de cinq ou six ans, je me sou­viens que c'était un cas grave puisqu'il s'agissait de dan­ger de mort. Je sais aussi que le petit Jean (maintenant Frère Luigi) a été presque instantanément guéri par les prières adressées à Dieu par les RR. Frères Maristes qui dirigeaient alors l'orphelinat. Je fus pareillement témoin de la grande douleur qu'éprouvaient M. le Directeur, Frère Marie-Abraham, et ses confrères, et des transes où se trouvait S. Exc. Mgr Giuseppe Morabito, fondateur de l'orphelinat.

Je me souviens encore des gendarmes qui, près du lit du petit empoisonné, notaient les détails afin de dresser procès-verbal de l'accident.

Ce sont mes souvenirs. S'ils peuvent être utiles à la cause de béatification, j'en suis très heureuse et j'unirai mes prières pour son succès.

signé

Sœur Maria Paola Celli.

De son côté, le Frère André-Marius, alors professeur à l'orphelinat, a certifié que, dans ce cas extrêmement grave, la Communauté et les enfants avaient imploré avec une grande ferveur l'intercession du vénéré Frère Fran­çois.

L'abbé David rapporte qu'un de ses beaux-frères, atteint d'une fluxion de poitrine, se trouvait si dangereusement malade que le sacrement de l'extrême-onction lui avait été administré. Cependant, le Frère François, venu le voir à Maisonnette, dit à la famille : «Ayez confiance ! Je prierai et ferai prier la Communauté de l'Hermitage. » Il ne s'était pas écoulé quarante-huit heures que le malade ne touchât à la guérison.

Le nom du Frère est en grande vénération dans toutes les familles chrétiennes de la région où il est né. Il en est plusieurs chez lesquelles, en son honneur, on donne aux enfants le prénom de François. Les circonstances sont nombreuses, naissances, maladies, recommandations de toutes sortes, qui ont mis dans le cœur et sur les lèvres des fidèles un appel au secours à leur vénéré compatriote. A peine entre-t-on dans une de ces maisons rurales que la vénération se manifeste dans le ton et jusque dans la discrétion révérencielle avec laquelle on parle de lui. Ce serait pourtant une erreur de croire que cette renommée de sainteté se confine aux limites d'une petite province. Elle déborde sur la France et les pays d'Europe. Elle est vivante au Canada, aux Etats-Unis, dans l'Amérique du Sud, où l'on recourt au Frère François dans les maladies et les tribulations.

Il est permis de penser qu'il a été honoré de ces lumières prophétiques qui rendaient si pénétrant le simple regard d'un Curé d'Ars. A la première entrevue, il a renvoyé dans sa famille, où il estimait qu'il y ferait plus de bien, un jeune homme qui venait se présenter à lui pour entrer dans la Congrégation des Petits Frères de Marie.

Ce sont là quelques-uns des faits qui sont venus jusqu'à nous. L'énumération que nous en donnons est loin d'être limitative. Si nous la bornons à quelques exemples, c'est uniquement pour nous en tenir à des événements d'une véracité authentique. Qu'il y en ait d'autres et qu'ils restent dans l'ombre, cela ne fait pour nous aucun doute. Le cœur des saints est plein de richesses cachées.

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