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d’endettement énorme. C’est ce qu’a permis l’irruption des hedge funds dans le crédit titrisé (schéma 1).

Le levier moyen des hedge funds serait d’environ 3 (6tr$ d’actifs détenus avec un apport des investisseurs de 2tr. Sur les positions dans la titrisation des crédits le levier financier est de 6 (1,8tr avec un apport de 300mds). Ce levier est multiplié parce que les hedge funds investissent de préférence dans des instruments qui sont eux-mêmes à levier (tranches subordonnées) pour doper le rendement. Cette dérive systématique vers des actifs illiquides témoigne d’une attitude agressive à l’égard du risque dans les années 2005 à 2007.

Schéma 1. Le cumul des leviers dans le crédit titrisé

Le levier entraîne d’importants risques de contrepartie entre les hedge funds et les prime brokers (schéma 2).

Schéma 2. Le risque de contrepartie

Dans la phase d’expansion spéculative du crédit les prime brokers se sont fait une concurrence féroce pour fournir aux hedge funds des financements attractifs à des conditions de crédit de plus en plus relâchées : spreads de crédit resserrés et exigences de marges initiales abaissées. Ces crédits ont financé des actifs de plus en plus risqués. La pression des hedge funds pour des crédits plus avantageux s’est accrue avec l’usage de multiples prime brokers.

L’influence grandissante des hedge funds en tant qu’investisseurs instables a été amplifiée par leur concentration croissante sur les mêmes stratégies. Dans une étude faite en 2005 la BCE constate : « …les corrélations entre les stratégies des hedge funds ont augmenté plus ou moins continuellement depuis la mi-2003, atteignant en 2005 un pic sans égal auparavant » (Garbaravicius et Dierick, 2005).

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