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Schéma 5. Le labyrinthe de la titrisation

Les hedge funds ont deux moyens pour dissimuler leurs pertes. D’une part, ils peuvent conserver le capital de leurs investisseurs grâce aux périodes de lock up associé à un système de pénalisation en cas de sortie de capital et d’autre part leurs positions ne sont pas mark-to-market. En conséquence, ils peuvent lisser leurs performances. C’est pourquoi ils apparaissent souvent moins volatiles que les marchés. Avec la crise de l’été 2007, « le gros mensonge » des hedge funds  a été révélé (Edesess M., 2007). En effet, les hedge funds prétendaient qu’ils étaient immunisés contre la crise. Etant donné leur implication mis en avant dans le tableau 9, il s’agissait bien d’un mensonge. Ils ont contribué aux pressions sur la liquidité sur les marchés mais cela ne s’est vu qu’à partir du premier trimestre 2008.

Le paroxysme de la crise a été déclenché par une intervention audacieuse de la Fed qui a accepté d’échanger des actifs immobiliers contre des titres du Trésor susceptibles d’être vendus pour obtenir des liquidités. Pendant ce temps, les banques ont à provisionner une somme plus grande de pertes lié au défaut de crédit. Dans ce contexte de turbulence, les primary dealers ont commencé à réclamer leurs parts en augmentant leurs appels de marges auprès des hedge funds pour lesquels le jour de vérité est finalement arrivé.

Les hedge funds ont du diminuer leur levier d’endettement déclenché par le mécanisme décrit sur le schéma 5. Ils ont vendu leurs meilleurs titres pour faire face à leur dette ce qui a engendré une baisse des prix des actifs excepté les bons du Trésor actifs très liquides qui bénéficient d’une flight to quality. A partir de mars 2008, les choses ont empiré sensiblement. De grands hedge funds se sont trouvés en grosse difficulté ou se sont complètement écroulés. Le plus spectaculaire a été Carlyle Capital Corporation (CCC) appartenant au Carlyle Group. Ce fonds, en fait un SIV à énorme levier de 31, a fait défaut sur $22mds de MBS huit mois après sa création sur Euronext. Il a entraîné dans sa chute son prime broker Bear Stearns, la banque d’affaire qui était déjà gangrenée par de multiples pertes sur les crédits titrisés dues à des hedge funds qu’elle avait elle-même créés. Ce fonds a été incapable de trouver le

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