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Martin Geoffroy, “Pour une typologie du nouvel âge” (1999)6

Introduction

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Depuis le début des années soixante, la plupart des chercheurs en sciences sociales constatent l'érosion progressive des formes traditionnelles de la religion dans le monde occidental. Cette érosion se caractérise par une baisse marquée de la pratique religieuse institutionnalisée dans la majorité des pays occidentaux. Au Québec, la proportion de la population catholique pratiquant régulièrement est passée de 40% à 30% entre 1975 et 1985, alors qu'en Belgique elle se situait à environ 20% en 1990, et le nombre de pratiquants continue de baisser progressivement d'année en année 1. Parallèlement à cette désaffection, le nombre de personnes agnostiques augmente sans cesse 2.

Le phénomène du nouvel âge (NA) ayant pris une ampleur sans précédent dans la plupart des pays occidentaux, il apparaît de plus en plus évident aux chercheurs en sciences sociales que les transformations que connaît la vie spirituelle des gens, en ce début du XXIe siècle, sont considérables. Pour plusieurs auteurs, comme Champion, le christianisme occidental se désinstitutionnalise pour être progressivement remplacé par un « bricolage » de

1 F. Champion, « Religieux flottant, éclectisme et syncrétisme », dans J. Delumeau et autres, Le fait religieux, Paris, Fayard, 1993, p. 746.

2 Selon le recensement canadien de 1991, même si les sectes religieuses ont connu un accroissement de leurs effectifs de 109% de 1981 à 1991, elles ne représentent que 0, 1% de la population canadienne, soit 28 160 personnes. Par ailleurs, 3,3 millions de Canadiens (dont 262000 Québécois) affirment n'avoir aucune religion. Depuis le début des années quatre-vingt, on classe une partie de ces gens « sans religion » sous « mouvement du nouvel âge ».

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