X hits on this document

154 views

0 shares

0 downloads

0 comments

10 / 40

référence aux SAA, mais les complications liées aux avortements sont évoquées dans les documents définissant la SR en Guinée. . Il n’y a pas par exemple  de référence à l’avortement dans les textes régissant l’ASFEGUI (Association des Sages-femmes de Guinée). Dans les textes de notre association, on n’en fait pas référence, mais dans les activités, nous faisons de la sensibilisation sur le problème.

Parlant des influences de l’environnement juridique sur les SAA, selon plusieurs répondants, il n’y a pas eu de réticence des autorités relativement à l’introduction des soins après avortement. Ce qui fait qu’il n’y a pas eu d’incidence défavorable du contexte juridique sur la mise en oeuvre des SAA.

Néanmoins, l’étude sur les APC à Donka a fait état d’une influence négative du caractère illégal de l’avortement. Ce fait pousse les femmes à agir dans la clandestinité avec comme conséquence de graves complications voire des décès. Cette idée est reprise dans l’analyse situationnelle évoquée dans la première section du présent document, de même que par plusieurs des répondants. A en croire ces derniers, « des femmes ont peur de consulter les structures sanitaires après un avortement provoqué : c’est l’aspect contraignant de la loi”. “Elles ont peur d’être dénoncées, d’autant plus que certains prestataires ne gardent pas le secret”. “L’avortement est sévèrement réprimé, ce qui fait qu’il y a des réticences à consulter les structures ». « A l’hôpital, il n’y avait pas beaucoup d’assistance aux personnes souffrant de com plications liées à l’avortement, comme conséquence beaucoup de femmes meurent des causes d’infections et d’autres complications ».

Un répondant considère l’interdiction de l’avortement comme un argument pour dissuader les femmes et filles à contracter des grossesses non désirées. Pour d’autres, les opportunités résident dans le fait que la loi sur la SR et le Code Pénal autorisent à pratiquer l’avortement sous certaines conditions (inceste, viol, etc…). Ces derniers pensent que ces dérogations peuvent constituer des portes d’entrée pour les SAA à travers la SR.  Elles font aussi que maintenant on parle de l’avortement comme étant un problème de santé publique. La prise en charge  sociale  de ce problème s’en trouve mieux assurée. Comme dans les SAA il n’y a pas que la prise en charge des complications liées à l’avortement (il y a aussi la PI, la PF, etc…) ils sont bien accueillis par les populations. Si les jeunes utilisent la PF comme moyen de prévention, les avortements provoqués pourraient diminuer. Car un avortement provoqué clandestin peut être considéré comme le reflet d’un besoin de planification familiale non satisfait. En effet, il y a des couples qui considèrent l’avortement comme une méthode de contraception, et au delà de la promotion de la PF, il faut leur faire comprendre que l’avortement est puni par la loi. Ainsi dans la sensibilisation, deux problèmes sont-ils soulevés : le risque de perdre la vie et celui d’être passible d’une condamnation.

Même s’il n’y a pas encore de texte juridique sur la question spécifique des SAA, la prise en charge des avortements est officialisée car une formation en SAA est dispensée dans les CHU. La loi sur la SR commence à influencer les SAA du fait qu’elle exige de l’Etat des services de proximité, ce qui implique des potentialités pour la prise en charge des complications liées à l’avortement.

Selon le Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale de Population et des Ressources Humaines (CNPRH), au regard de cette loi, il leur appartient en tant que Secrétariat Permanent de faire le plaidoyer pour l’adoption des textes d’application. Le

Document info
Document views154
Page views155
Page last viewedTue Dec 06 23:43:55 UTC 2016
Pages40
Paragraphs773
Words15270

Comments