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travail se fait en rapport avec le Ministère des Affaires Sociales et organisations telles que le Réseau de Femmes Africaines Ministres  et Parlementaires (REFAMP/G) qui sont des groupes de pression très écoutés.

3. Le contexte socioculturel et religieux de la mise en oeuvre des activités en matière de soins après avortement en Guinée :

Dans le cadre de l’interview, un répondant affirmait que “tout décideur a un back ground socioculturel et religieux”. Ce qui signifie que les contraintes socioculturelles et religieuses ne sont pas à chercher seulement au niveau des décideurs religieux et traditionnels. Les autres types de décideurs (administratifs, politiques, etc… ) ne peuvent pas être en dehors de l’influence de ces facteurs. D’ailleurs c’est ce qui ressort dans des études telles que « Déterminants socio-économique des avortements provoqués chez les adolescentes en Guinée », « Context of abortion among Adolescents in Guinea and Côte d’Ivoire », l’étude sur les APC de même que « Illegal or unsafe abortion In Guinea : country situation analysis ».

Dans la première étude, il est fait état « d’un manque de dialogue entre adultes et adolescents favorisé par la culture qui considère les problèmes de sexualité comme étant des tabous et exprimé par les adolescents comme « une sévérité exagérée des parents » ; ce qui entraine un manque d’informations correctes et fiables et une curiosité à satisfaire au fait interdit ». Une telle situation peut avoir des conséquences telles que les grossesses non désirées de même que les avortements clandestins. Une illustration de la pression des pesanteurs  socioculturelles est fournie par cette même étude qui indique que la décision d’avorter est influencée par la fuite des « conséquences sociales (…) lourdes pour l’adolescente, sa mère et sa famille. Le renvoi de l’adolescente de sa famille et de l’école… ». Pour fuire ces conséquences, les jeunes filles ont tendance à envisager l’avortement dès qu’elles tombent en grossesse. Parmi les raisons évoquées par les adultes pour expliquer leurs attitudes négatives vis à vis de l’avortement on trouve entres autres le facteur religion. En conclusion, l’étude cite comme « l’un des déterminants le plus important de la sexualité précocve et de l’avortement provoqué… le manque d’informations et de dialogue concernant la sexualité et la contraception qui existent entre les adultes et les adolescents et qui est fortement lié à la culture de la population ».

Dans le rapport intitulé « Illegal or unsafe abortion In Guinea : country situation analysis », le fait que dans les centres de référence en PF les adolescentes ne représentent que 6 à 7% des clientes est expliqué par le manque d’information de ces dernières, mais aussi par l’attitude du personnel.

En dehors des études citées, quelques répondants ont noté l’existence de contraintes socioculturelles et religieuses. Selon eux, les normes sociculturelles et religieuses ont une influence négative sur les SAA, car l’avortement est mal vu. Il y a une forte réprobation sociale et religieuse du phénomène. « La société ne cautionnerait pas qu’on suive une fille ayant un tel problème. Avec les avortements spontanés, il y a assistance à personne en danger ; des femmes plus âgées se mobilisent. Par contre, les interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont rejetées par la loi et les traditions ». Cette situation fait que les femmes se cachent pour avorter, ce qui entraine des complications.

Un répondant qui affirme ne pas bien connaître les SAA redoute une levée de boucliers en se basant sur les expériences vécues dans le cadre de la mise en oeuvre du programme

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