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qu’il dirige. Ainsi fait-il savoir que « par rapport à des programmes (implication des hommes) que nous mettons en oeuvre, il y a des réticences quant aux messages contre les violences faites aux femmes. Le responsable de la ligue islamique a déclaré qu’ils ne sont en phase avec la Cellule de Coordination sur les Pratiques Traditionnelles Affectant la Santé de la Femme et de l'Enfant CPTAFE. Des sermons ont été faits par les membres de ligue au niveau des mosquées pour contrer les messages du programme. Cela montre que de réelles contraintes peuvent exister pour les SAA. Il faut être très prudent dans l’introduction des SAA en accompagnant le programme d’un volet d’explication et IEC. Il faut préparer les gens ». Un autre répondant affirme que « l’exposition aux comérages, la peur de la réaction de la famille et/ou du mari, de même que la réprobation sociale constituent des contraintes socioculturelles et religieuses. Il y a des avortements provoqués qui sont la conséquence du manque d’expérience combiné aux tabous”.

La pression faite par les garçons sur les filles pour mettre fin à une grossesse non désirée est expliquée par la peur de la réaction de la famille et da réprobation sociale.

Le recours aux guérisseurs/avorteurs est un fait socioculturel, qui ne manque pas aussi de poser des problèmes de sécurité de l’avortement.

Néanmoins, plusieurs répondants trouvent que les normes socioculturelles et religieuses ne posent plus de problèmes. Un répondant note que « la question  des SAA est mûre pour être abordée en Guinée. Un acquis de la révolution a été de démanteler le pouvoir des fétichistes, marabouts, etc… ; et ensuite de les réorganiser pour véhiculer les messages de la révolution. Ce qui fait qu’en Guinée il n’y a pas beaucoup de contraintes socioculturelles et religieuses. On ne parle pas directement des avortements, mais tout ce qui se passe en tant que programme pris dans le contexte de la maternité sans risque ne pose pas de problème ». Selon des répondants, les leaders ont été sensibilisés sur la nature des SAA, ainsi n’y-t-il pas eu d’objections. Les associations religieuses sont engagés dans la mise en ouevre des programmes de SR, ce qui constitue une porte d’entrée pour les SAA. Selon un répondant, “Les catholiques qui posent parfois des problèmes sont minoritaires, mais avec les 90% de musulmans, nous n’avons pas d’obstacle. ». Un responsable du programme de SAA affirme : « Depuis le début des SAA, nous n’avons pas de problèmes. Dans le futur, nous n’en escomptons pas.”

D’autres réactions ont été moins tranchées, comme par exemple celle qui soutient que « … le programme est à ses débuts, il est difficile de mesurer l’impact des religions sur la question. La prise en charge des cas déjà avérés ne doit pas poser problème. Les musulmans assistent leurs prochains et les chrétiens en font de même”.

Pour cette catégorie de répondants, tout dépend de la mainière dont il faut s’y prendre pour la promotion des SAA. Malgré les pesanteurs, les mentalités ont évolué. Il faut surtout veiller à ce qu’il n’yait pas confusion entre SAA et interruption volontaire de grossesse (IVG). Les SAA pour ceux qui connaissent ne pose pas problème : tous ceux qui sont informés de leur nature véritable sont favorables, selon certains répondants. « Il y a eu de fausses rumeurs assimilant les SAA à l’IVG, mais après explication de la nature des SAA, le programme a été accepté ». Il est donc nécessaire, de faire en sorte qu’on ne confonde pas l’avortement provoqué avec les SAA.

4. Le contexte de politique et programme des soins après avortement en Guinée :

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