X hits on this document

149 views

0 shares

0 downloads

0 comments

15 / 40

des SAA.

Pour ce qui est des attitudes des prestataires, selon des répondants, il y a des internes et des agents de cabinets qui font encore des avortements clandestins.Des avortements incomplets sont souvent pris en charge par des internes qui agissent pour leur propre compte. Comme résultat, entre autres, l’acte est sous notifié.

Selon des répondants, après la formation sur les SAA, les enquêtes policières pour situer les responsabilités relatives à l’avortement provoqué ne se font plus : il faut prendre en charge la patient et laisser passer. Néanmoins, cette formation n’a pas touché toutes les structures sanitaires, ce qui fait que ce phénomène (qui peut dissuader des clientes d’aller vers les structures) a encore cours dans le pays. Mais, selon un répondant, cette enquête n’a jamais empêché la prise en charge des patients.

Des interrogations sur les différents Ordre de la profession médicale ont surgi chez des répondants. Ainsi a-t-on posé la question de savoir si l’Ordre des médecins arrive à se faire entendre, vu que beaucoup de Cabinets sont ignorés par l’Ordre du fait des ouvertures sans autorisation. Une autre question s’est rapporté à ce que font les différents Ordres. Il y a une nécessité de vulgariser les différents textes au niveau des populations et du personnel et procéder à leur application au niveau des structures sanitaires de manière très spécifique.

Quelques répondants ont tenu à considérer comme contraintes de taille les distances entre patients et points de prestation de services, la condition désastreuse des routes, les coûts parfois prohibitifs des prestations, le manque d’accès à la planification familiale en zone rurale.

5. La mise en oeuvre des activités en matière de soins après avortement en Guinée :

La mise en oeuvre des activités en matière de SAA en Guinée a démarré avec un constat de l’ampleur du phénomène de l’avortement en Guinée. Des thèses publiés à Donka et Ignace Deen ont fait ressortir la fréquence des avortements. Avant ces thèses, les gynécologues avaient constaté que le phénomène avait de l’ampleur. Surtout que 80% des cas reçus étaient des avortements compliqués avec 90% de mortalité.

Il a été d’abord procédé au recensement des besoins, à la formation en prévention des infections (PI), en technologie contraceptive, à l’élaboration des normes et procédures, à la formation des prestataires pour ensuite introduire les SAA dans les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) Donka et Ignace Deen presque simultanément : il y a eu 5 à 6 mois d’écart entre les dates d’introduction au niveau de ces CHU. Du fait que le Ministère de la Santé, donc les autorités gouvernementales n’avaient pas de réticences vis-à-vis d’un tel programme, l’introduction s’est faite directement dans les soins sans passer par une phase de recherche opérationnelle. Les acteurs à l’origine ont été le CERREGUI, appuyé par la Division de la Santé de la Reproduction (DSR) du Ministère de la Santé : la Cellule de Recherche en Santé de la Reproduction en Guinée (CERREGUI) a fait toutes les actions d’initiation, à savoir les contacts avec le Secrétariat Général du Ministère de la Santé qui a fait suivre le dossier jusqu’au chef de la DSR, aux chefs de services et aux prestataires. Il a fallu d’abord répondre à certaines exigences, à savoir avoir des unités de PF (visite sur le terrain), des locaux appropriés avec salle d’observation et d’examen, de même que des salles de procédure AMIU. Les visites ont

Document info
Document views149
Page views150
Page last viewedMon Dec 05 07:17:50 UTC 2016
Pages40
Paragraphs773
Words15270

Comments