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Le rôle du public est de chercher à protéger les SAA en assurant une meilleure prise en charge des cas, ce qui est gage de pérennisation. Pour une bonne pérennité, il faut l’implication des privés et des communautés.

Même si les SAA ne font pas l’objet d’une formation systématique à la base, celle-ci est disponible : il y a un programme du CHU où tous les étudiants en 6ème année sont formés en SAA. En plus, il est prévu une révision des curricula probablement l’année prochaine : ce sera l’occasion de les y introduire.

Pour le moment, des pôles d’intérêt pour impliquer les communautés n’ont pas été développés. Mais c’est envisagé partout où les SAA sont introduits. Selon des répondants, des cadres pouvant faciliter cette mobilisation existent déjà : « L’implication des ONG dans la programmation et la mise en oeuvre des programmes est facilité par l’existence d’un cadre de collaboration pour les soins de santé primaire qui concerne aussi bien le public et le privé. Ce cadre utilise les mêmes locaux, le même personnel, un système de supervision et de formation conjointes »

Pour ce qui concerne l’accessibilité et la pérennité des soins, les avis sont partagés. Par exemple, un responsible trouve que “le système de financement garantit l’accessibilité et la pérennité des soins : les coûts des SAA sont de 15000 francs guinéens, ce qui est relativement accessible. Le recouvrement des coûts est assuré à hauteur de 80 à 85% ». Il note néanmoins que « dans ce taux de recouvrement, les seringues ne sont pas comprises. S’il faudra acheter les seringues, gants et autres produits, des problèmes vont se poser pour la pérennité”. Concernant l’accessibilité, un répondant trouve que le coût du service est très élevé (15000 francs) si on considère qu’un accouchement coûte 10000 francs.

Pour les fongibles, la pérennisation est faisable assez rapidement, mais pour les Kits AMIU, celà peut prendre du temps. « Il faudra chercher des sources de financement pour le renouvellement des kits AMIU au niveau de PIEGO, IPAS. Une deuxième option consisterait à intégrer le coût du matériel dans les coûts des soins. La DSR réfléchit à la manière d’impliquer la Pharmacie Centrale de Guinée pour une disponibilité de ce matériel. Ce ne sera possible que si le Ministère revoit sa politique de prix. Il est prévu de revoir les coûts des services à la hausse. Si les frais de consultation et de soins ne changent pas, il sera difficile de pérenniser. »

Une autre piste possible est d’inclure les SAA dans le système de mutuelles liées aux risques de la grossesse et de l’accouchement.

Conclusion : les SAA sont à poursuivre et à élargir. Comme il n’y a pas encore d’obstacles, il faut en profiter.

Selon la quasi totalité des répondants, il n’y a pas de stratégies concernant la disponibilité du matériel de SAA. “La seule stratégie actuelle est la dotation en matériel par les Agences de Coopération. Pourtant le gouvernement a un programme maternité sans risque (MSR), mais il y a comme un paralléle entre SAA et MSR. Ce qui n’est pas un bon facteur de pérennisation”.

7. Conclusions :

Les conclusions et observations de l’auteur étaient partagées avec des collégues en Guinée.  Le caractère illégal de l’avortement en Guinée influe négativement sur la

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