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Pour les besoins de cette étude, une mission effectuée au Burkina Faso du 15 au 21 décembre 2001 a permis de rencontrer un nombre restreint d’acteurs dans le domaine des soins après avortement. La principale raison d’un nombre moindre d’interlocuteurs relativement à la mission de la Guinée est la perturbation engendrée par le fait que plusieurs acteurs dont celui qui devait servir de point focal étaient impliqués dans la préparation et le pilotage de la Conférence Internationale sur le Sida et les Maladies sexuellement transmissible en Afrique qui s’est tenue une semaine avant la date prévue pour les entretiens dans le cadre des études de cas. Ces rencontres ont été l’occasion de passer en revue les principales étapes de l’introduction et du développement de ces services dans le pays en insistant sur les contraintes majeures et les opportunités rencontrées et à venir.

Un premier draft du rapport élaboré à partir des résultats des entretiens et de l’exploitation des documents rassemblés lors de la mission a été soumis aux principaux intervenants des services de SAA au Burkina pour d’éventuels compléments à apporter à l’étude. Les réactions de ceux-ci sont intégrées dans le document. La liste de ces derniers figure en annexe du présent rapport.

Résumé :

L’avortement, dont l’ampleur est très peu connue, est illégal au Burkina Faso. Dans ses dispositions, la loi accorde des dérogations pour cause thérapeutique, de viol et d’inceste.

Le Code de la Santé publique aussi aborde la question dans ce sens, mais il est à noter que certaines de ses dispositions ne sont pas en harmonie avec celle du Code Pénal, notamment l’entendement d’avortement thérapeutique et les conditions requises pour avorter.

Sur le plan politique, aucune contrainte majeure n’a été signalée. Les autorités du Ministère de la Santé ont autorisé la recherche opérationelle et dès que les résultats ont été probants, elles se sont engagées dans le processus.

Pour ce qui est de la mise en oeuvre des SAA, il convient de noter que le début a été difficile, car il y avait beaucoup d’appréhension de la part des responsables de la CRESAR qui avaient craint d’une part des dérapages et d’autre part le refus des décideurs au niveau ministériel de cautionner de telles activités. Il s’en est suivi une longue période d’hésitation qui a duré environ deux années. C’est pour se convaincre de la faisabilité de tels soins sans problèmes majeurs que l’approche de la recherche opérationnelle a été adoptée. Cette dernière a permis de rassurer les acteurs quant à l’acceptabilité des SAA. Ainsi, les participants à la réunion de restitution des résultats du projet pilote ont-ils demandé que les SAA soient étendus aux autres structures sanitaires du pays.

A l’heure actuelle, l’extension des soins au niveau des districts est à l’étude. Le secteur privé n’est pas encore impliqué dans l’offre de SAA. La réflexion pour assurer

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