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« Femmes à travers le monde » note aussi une évolution dans la classification de l’acte d’avortement. Il est passé de crime dans l’ancien Code à délit dans le nouveau : il est donc devenu « une infraction intermédiaire entre la contravention qui ne peut être punie que de peine d’amende, et le crime qui est passible de peines de prison de cinq ans au moins”.

Le Code de la Santé, de même que le Code Pénal interdisent l’incitation à l’avortement qui est considérée par la loi comme un délit.

Pour ce qui est de l’influence du contexte juridique sur la mise en oeuvre des SAA, les répondants, ont affirmé ne pas avoir senti d’obstacles. Le temps mis à démarrer ces soins s’explique par la crainte qui a prévalu au début, à savoir que le ministère ne cautionne pas de telles activités. « Ainsi, y a-t-il eu beaucoup de temps perdu. Il fallait avoir des garanties que ce n’est pas une manière de vulgariser l’avortement provoqué ». Selon un interlocuteur, les SAA comme stratégie spécifique posent problème : ils doivent êre un sous volet des soins obstétricaux d’urgence (SOU). Un autre a considéré que les associations et ordres de la profession médicale sont tenus de respecter les dispositions juridiques au niveau du pays.

3. Le contexte socioculturel et religieux de la mise en oeuvre des activités en matière de soins après avortement au Burkina :

Pour la majorité des répondants, il n’y a pas d’obstacle socioculturel majeur. Tout est question de pouvoir expliquer le bien fondé des soins après avortement. Il ne faut pas que l’on y voit un encouragement aux avortements provoqués. Il faut bien expliquer et faire le plaidoyer en direction des leaders. La manière d’introduire les SAA est très importante sur ce plan : “l’accent a été mis sur la réorganisation des services de santé maternelle. L’introduction est partie d’une analyse situationnelle menée par le Population Council”.

Selon deux répondants, souvent, le rejet par les familles des grossesses peut encourager les avortements clandestins.

Selon les interlocuteurs, il y aune désapprobation religieuse du phénomène, mais la charité religieuse est pour l’assistance aux personnes affectées.

4. Le contexte de politique et programme des soins après avortement au Burkina :

Au Burkina, les acteurs impliqués dans la mise enoeuvre des soins après avortement sont conscients que des problèmes existent et que d’autres sont à venir dans le cadre du développement et de l’extension de ces soins dans les autres localités du pays. Entre autres difficultés, les questions suivantes ont été examinées :

a.

La mobilisation de la communauté :

Des difficultés pour la mobilisation de la communauté pourront se présenter. Il ne faudra pas s’attendre à une grande adhésion au départ. La sensibilité de la question pourrait amener à penser à une remise en cause des règles sociales. Pour les SAA, la mobilisation de la communauté sera sûrement plus difficile que par rapport aux autres volets de la SR. Le fait de considérer isolément les SAA de la SR peut rendre la mobilisation moins facile. La solution pour impliquer les populations serait de mettre l’accent sur la mortalité maternelle et l’amélioration de la qualité des services de SR.

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