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La porte d’entrée consiste à intégrer les SAA dans le paquet de SR et à cibler les leaders influents pour leur faire jouer le rôle de relai.

Le projet Santé Maternelle et néonatale est une bonne porte d’entrée : le système marche déjà à travers la mobilisation de la communauté dans le district de Koupéla au Burkina. Ce modèle pourrait être élargi à d’autres districts.

Les associations, ONG et groupements dans les communautés peuvent jouer un grand rôle dans la mobilisation autour des soins après avortement.

b.

Le statut des normes et protocoles SAA :

Des normes et protocoles relatifs aux SAA existent au Burkina. Pendant un certain temps, ils ont été spécifiques. Ils ont été formellement intégrés dans les normes et protocoles relatifs à la SR à l’occasion d’une mise à jour. Ils font maintenant partie intégrante des normes et protocoles de SR officiellement adoptés au Burkina.

c.

Les autres contraintes de politiques et programmes :

Les barrières à l’expansion des SAA de qualité peuvent être exprimées en terme de problèmes administratifs : il y a un manque de liens assez solides entre  la Direction de la Santé de la  Famille et le CRESAR; à celà s’ajoutent les mutations intempestives de personnels et parfois l’absence de motivation de ces derniers au niveau des hôpitaux. En plus, le fonctionnement du système sanitaire pose problème. Selon un répondant, il faut améliorer la performance en donnant aux hôpitaux plus d’autonomie pour la prise d’initiatives : “souvent il y avait des blocages et il fallait faire appel à la CRESAR pour avancer”. Au chapitre des barrières administratives, il convient aussi de mentionner les lourdeurs quant au traitement des dossiers et à l’application des textes.

En matière de formation, il y a une nécessité de couvrir tout le personnel médical.

Selon les répondants, il n’y a pas nécessité de réformer le système de santé : “les SAA peuvent constituer un sous volet des soins obstétricaux d’urgence (SOU)”.

Les ressources matérielles, financières et humaines sont loin d’être suffisantes. Le plateau technique mérite d’être renouvelé. Un interlocuteur a noté que les ressources humaines posent moins de problème dans la mesure où il existe une disponibilité de formateurs en SAA. Il faut cependant prevoir de fréquentes sessions de formation pour pallier à l’extrême mobilité du personnel.

Pour ce qui est du personnel qui cherche à situer les responsabilités en cas d’avortement provoqué, la pratique n’est plus en cours pour les agents ayant reçu la formation en SAA. Le problème peut se retrouver dans les sites dont le personnel n’est pas formé. D’après un répondant, des agents de santé blâment les patientes ayant subi un avortement provoqué, ce qui n’est pas pour encourager la fréquentation des structures sanitaires. Certains prestataires craignent que les SAA ne favorisent l’avortement provoqué clandestin, dans le sens ou les jeunes filles feront d’abord l’avortement dans des cliniques clandestines, puis viendront secondairement pour une prise en charge de qualité SAA.

5. La mise en oeuvre des activités en matière de soins après avortement :

La mise en oeuvre des activités en matière de SAA au Burkina Faso a démarré avec la mise en oeuvre d’une recherche opérationnelle sur les soins après avortements. Comme institutions et personnes clés pour l’introduction des soins après avortement au

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