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Burkina, il y a la CRESAR, la Direction de la Santé de la Famille (DSF) du Ministère de la Santé, le professeur Bibiane KONE, les responsables des unités de soins.

L’appui financier au programme a été offert par JHPIEGO, The Population Council, et le FNUAP. L’appui technique provenait de JHPIEGO et du Population Council pour la phase d’introduction  et de la CRESAR, de la DSF et du projet SFPS durant l’extension.

Comme projets et programmes visant à àméliorer les soins après avortement compris comme paquet d’activités au Burkina, il y a juste le projet mis en oeuvre par le Ministère de la Santé, la CRESAR, JHPIEGO et the Population Council.

Cette procédure s’explique par le fait que le responsable du CRESAR avaient des appréhensions quant à l’introduction de telles activités au Burkina. La sensibilité du sujet lui faisait craindre une réaction négative du Ministère de la Santé. La nécessité d’avoir des garanties que ces activités ne sont pas une manière de vulgariser l’avortement provoqué, d’une part et qu’elles ne sont pas dictées de l’étranger d’autre part, a fait que beaucoup de temps a passé entre l’idée et la mise en oeuvre de telles activités. Il y avait aussi la crainte de dérapage de telles activités, à savoir que des prestataires en profitent pour banaliser l’avortement provoqué. La manière d’y aller prudemment a été la mise en oeuvre d’une recherche opérationnelle sur la question.

Tout a commencé avec l’examen de l’expérience des pays anglophones, notamment le Ghana. Les protocoles de recherche opérationnelle de ce pays ont été repris et ont permis d’étudier la situation du Burkina en matière de complications liées à l’avortement. La mise à jour des protocoles par le CRESAR a eu lieu en 1998 et la recherche a débuté dans les deux Centres Hospitaliers Nationaux (CHN) de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso. L’étude a permis de faire la démonstration de l’amélioration des soins de santé de la reproduction (SR). Il s’est alors agi de faire accepter les SAA comme quatrième élément de l’amélioration des soins de SR.

Les acteurs à l’origine ont été le Pr Bibiane KONE, Jean LANKOANDE , Blandine THIEBA (CRESAR), Dr NEBIE (Direction de la Santé de la Famille).

Des contacts ont éte pris avec le Ministère de la Santé à travers la Direction de la Santé de la Famille. Cette dernière a intégré les SAA dans le programme de Maternité sans risque. Une réunion d’information a été organisée à l’intention des prestataires des autres points de prestations de service (PPS).

Après le projet pilote, un rapport a été remis au Ministère de la Santé. A l’occasion d’une réunion de restitution, les participants ont suggéré que les SAA soient étendus à d’autres PPS. Une réflexion a été menée pour déterminer la manière de procéder à cette extension. Pour ce faire, une formation en prévention des infections a été financée par le FNUAP et le Population Council. Les autres éléments de formation ont suivi secondairement. Dans les sites retenus qui n’avaient pas suivi la formation en PI, les agents ont été formés sur la gamme complète des SAA. Il n’y a pas eu de problème de transition car les protocoles étaient déjà prêts et les outils pour le recensement des besoins élaborés.

Selon les textes en vigueur, les médecins sont les seuls autorisés à pratiquer la dilatation et le curetage (D&C), mais dans la pratique, tous les autres personnels tels que les Sages Femmes et les internes offrent ces soins.

La Dilatation et le curetage (D&C) sont effectuées au niveau des Centres Hospitaliers Nationaux, Régionaux, des Centres Médicaux avec Antenne Chirurgicale.

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