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Pour ce qui est de l’AMIU, les médecins, et sages femmes y sont autorisés.

Le niveau du plateau technique pour l’AMIU est le même que pour la D&C.

La préparation/formation en SAA se fait selon la catégorie de personnel. La prévention des infections est enseignée à tout le personnel, une formation spécifique en pratique de l’AMIU pour les médecins et sages-femmes.

Selon un répondant, les infrastructures sont adéquates pour l’offre de services de SAA. Un autre a jugé que « les infrastructures ne sont jamais adéquates, il faut tout le temps s’adapter ».

Le matériel pour pratiquer les SAA existe au Burkina sauf les kits AMIU. Les interlocuteurs ont estimé que le matériel pour la PI ne pose aucun problème, mais les kits AMIU sont en nombre insuffisant. L’un d’entre eux a affirmé qu’ils existent au Ghana, mais le problème est que les coûts sont élevés. Un interlocuteur a suggéré la mise sur pied d’une unité de production de ces kits dans la région francophone.

Le secteur privé n’est pas impliqué dans l’offre de SAA. Selon les répondants, en principe la participation de ce secteur ne devrait pas tarder. D’ailleurs, des agents de trois cliniques privées ont déjà suivi une formation en prévention des infections

6. La pérennisation des activités en matière de soins après avortement au Burkina :

Des responsables du programme SAA ont affirmé que le cadre institutionnel existe déjà au Burkina. La Direction de la Santé de la Famille (DSF) assure la coordination des activités en matière de SAA à travers le service Santé de la femme et des hommes qui gère ce volet. La CRESAR et les hôpitaux sont les structures opérationnelles. Le rôle de chacune des structures impliquées est clairement défini : la DSF coordonne et la CRESAR mène les études pour identifier les nouveaux domaines et opportunités. Selon un répondant, pour améliorer le cadre institutionnel, il faut remettre sur pied le cadre de concertation sur ces questions avec un point focal au niveau de la DSF. Il n’y a pas de document de projet spécifique pour la SAA;  ces derniers sont une composante du volet soins obstétricaux d’urgence du programme de maternité sans risque. C’est ce qui fait dire peut être à un répondant que le cadre institutionnel pour les SAA est à mettre en place.

Pour ce qui est des rôles respectifs du public, du privé et de la communauté, les informations recueillies font état de la non implication actuelle du privé. Néanmoins les répondants lui voient un rôle potentiel. Ainsi, le public peut-il être une structure de référence des cas d’urgence : le privé et les communautés pourraient acheminer ces cas vers les hôpitaux et autres formations sanitaires publiques offrant les services de SAA. Le privé pourrait faire la prise en charge immédiate des cas et les communautés auraient pour rôle de faire la sensibilisation, le soutien et l’orientation des cas vers les structures sanitaires. Concernant le privé, un responsable du Ministère de la Santé estime qu’il doit être associé : “la population aime la discrétion et l’efficacité. Le secteur privé peut aider dans ce sens. Il convient d’envisager la complémentarité dans le cadre d’un système de référence en fonction des performances des secteurs.”  Un répondant a renchéri en recommandant des réunions de concertation pour une meilleure coordination des activités, “une supervision du secteur privé, de même qu’un soutien matériel et financier à ce secteur”.

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