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Dans la formation initiale, les soins après avortement ne sont pas pris en compte. Mais actuellement, une révision des curricula de formation est en cours et ces aspects seront intégrés. Toutefois, “au niveau des services les agents sont formés et une fois sur le terrain, ils font la formation sur le tas”. L’association des sages femmes a émis le souhait que ses membres soient formées en soins après avortement.

Pour le moment, des pôles d’intérêt pour impliquer les communautés n’ont pas été développés. Néanmoins dans deux régions (Koupéla et Fada), des équipes de qualité communautaires sont déjà en place pour discuter des problèmes de SR. Elles pourraient être généralisées et mises à contribution pour la programme de SAA.

Pour ce qui concerne l’accessibilité et la pérennité des soins, le suivi effectué a montré que les coûts sont assez élevés. Ils sont de 10.000 francs, mais dans certains centres, ils varient entre 5.000 et 2.500 francs CFA. Selon les répondants, si tout se passe bien, en intégrant les SAA dans le paquet minimum des activités des structures, il pourrait y avoir de bons niveaux de recouvrement. Cela permettrait par le biais d’un système de péréquation d’amoindrir le coût des SAA.

Pour les fongibles, la pérennisation est faisable, mais en ce qui concerne les Kits AMIU, il y a beaucoup de problèmes : “à  qui s’adresser pour en disposer? Un problème d’approvisionnement se posera à terme. Il faut penser à ce que Ipas ait une représentation dans un pays de la sous région”.

Pour ce qui est des stratégies concernant la disponibilité du matériel de SAA, la réflexion a commencé mais n’est pas encore très approfondie. Les questions de pérennisation évoquées dans le paragraphe précédent vont dans ce sens.

7. Conclusion s et Observations de l’auteur 

Les conclusions et observations de l’auteur étaient partagées avec des collégues au Burkina Faso.   Le caractère illégal de l’avortement, combiné à la réprobation sociale ne favorise pas la fréquentation des structures de santé en vue de la prise en charge des complications liées à ce phénomène.

Certaines dispositions du Code de la Santé ne sont pas en harmonie avec celle du Code Pénal, notamment l’entendement d’avortement thérapeutique et les conditions requises pour avorter.

La recherche opérationnelle a constitué un véritable plaidoyer pour la l’acceptation des SAA par les responsables du Ministère de la Santé et de la CRESAR au Burkina.

La majorité des répondants ont affirmé l’inexistence de contraintes socioculturelles et religieuses. Pourtant, ces dernières se ressentent très fortement à l’analyse de leurs points de vue sur la mobilisation de la communauté autour des SAA. En effet, ils évoquent la sensibilité du sujet relativement aux normes sociales. Ils ont à ce sujet proposé des approches faisant surtout ressortir les questions de maternité sans risque qui sont susceptibles de recevoir l’adhésion des communautés.

Les acteurs impliqués dans la mise en oeuvre des SAA sont conscients des défis qui les attendent et qui ont pour noms, entre autres, le renforcement du soutien politique au programme, la mobilisation de la communauté, la pérennisationtion du programme.

8. Quelques remarques de l’auteur :

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