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opportunités rencontrées et à venir.

Un premier draft du rapport élaboré à partir des résultats des entretiens et de l’exploitation des documents rassemblés lors de la mission a été soumis, en plus des initiateurs des études de cas, à tous ceux qui ont été rencontrés pour les entretiens. La liste de ces derniers figure en annexe du présent rapport.  

Résumé :

L’avortement est illégal en Guinée selon les disposition de la loi n° 10 du 10 juillet 2000 portant santé de la reproduction. Cette loi accorde des dérogations pour cause thérapeutique, de viol et d’inceste.

A ce jour aucun decret d’application de cette loi n’a été pris. Il en résulte alors un vide juridique que l’on peut considérer comme une opportunité.

La loi sur la SR, de même que les autres textes juridiques existants dont ceux régissant les Ordres des professions médicales ne font pas mention expresse des SAA.

Sur le plan politique, aucune contrainte n’a été rencontré : les autorités du Ministère de la Santé ont supporté l’idée dès le début et ont été partie prenante du processus.

La particularité de l’expérience guinéenne est d’avoir introduit les soins après avortement sans passer par la phase de recherche opérationnelle. L’économie de cette phase a été rendue possible par le partage des expériences avec le Sénégal et le Burkina Faso.

Malgré l’optimisme de certains dirigeants du programme, des contraintes socioculturelles et religieuses pourraient peser sur ce dernier, notamment dans le domaine de la mobilisation des communauté. Par rapport à cette mobilsation, il faut aussi noter que d’énormes potentialités existent.

Certains facteurs principaux en vue de pérenniser le programme n’ont pas encore fait l’objet d’une réflexion approfondie de la part des responsables du programme, notamment le cadre institutionnel, la formation systématique (bien qu’il y ait eu des palliatifs), le système de financement des soins après avortement de même qu’une stratégie claire relative à la disponibilité du matériel SAA.

1. L’ampleur du phénomène de l’avortement à risque en Guinée :

Au vu des résultats des deux dernières Enquêtes Démographique et de Santé (EDS), la situation concernant la mortalité maternelle a positivement évolué entre 1992 et 1999. En effet, le taux de mortalité maternelle est passée de 666 décès pour 100000 naissances vivantes à 528 pendant cette période. Les pricipales causes de cette mortalité, selon le document le document du Programme National de Maternité sans Risque (2001-2010), sont les suivantes :

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