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Maurice Cusson, Le contrôle social du crime (1983)127

invoquées :

1. L'indifférence éducative des parents. - Le père et la mère se désintéressent de l'éducation de leur enfant. Ils se contentent de répondre à ses besoins physiques, mais ne se soucient pas de lui transmettre des valeurs morales. Il arrive que l'indifférence s'étende à tout ce qui concerne l'enfant. Certains parents, en effet, ne sont aucunement intéressés à leur enfant. Ils organisent leur vie comme s'ils n'en avaient pas, par exemple, laissant leur enfant seul à la maison quand ils partent en vacances. Ils ont abdiqué leurs rôles d'éducateurs et de parents.

2. La tiédeur morale des parents. - Ceux-ci n'ont pas de convictions morales fermement enracinées. C'est fréquemment le cas de parents criminels. Ils sont peu engagés en face des questions de bien et de mal et, par conséquent, ils n'ont pas de réflexes moraux devant leur enfant.

3. La désorganisation familiale. - Les parents, frappés par l'alcoolisme, la pauvreté extrême ou par la dissension, sont incapables de faire face aux difficultés de la vie quotidienne. Débordés, ils laissent l'enfant à lui-même, négligeant complètement son éducation morale. À la limite, la désorganisation est telle que la famille n'existe plus. L'enfant est alors ballotté d'un logis à l'autre, d'une institution à l'autre, renvoyé à gauche et à droite comme une balle de ping-pong.

4. La faiblesse des parents. - Ceux-ci craignent l'affrontement avec l'enfant. Ils veulent éviter à tout prix les pleurs et les protestations. Cette attitude se retrouve fréquemment chez la mère qui doit éduquer son enfant sans l'aide de son mari, celui-ci étant parti ou psychologiquement absent. On la rencontre aussi chez les grands-parents à qui on confie un enfant et qui n'ont plus l'énergie pour lui imposer un minimum de discipline.

5. La surprotection. - Les parents se refusent à frustrer l'enfant ou à lui déplaire. Craignant de le traumatiser, ils lui passent tous ses caprices. Il arrive que la permissivité soit pratiquée par principe. Certains parents sont convaincus qu'il est blâmable de blâmer. Au nom d'un refus de toute relation autoritaire, ils se refusent à sévir.

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