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Maurice Cusson, Le contrôle social du crime (1983)159

le crime. Le citoyen décide de commettre un délit ou de s'en abstenir selon que les avantages qu'il espère en tirer sont plus grands ou plus petits que la peine qu'il encourt.

5. Certitude et sévérité. - Du point de vue de la dissuasion, les propriétés essentielles des peines sont la certitude et la sévérité. La certitude des peines est le degré de probabilité qu'un crime soit effectivement puni. La sévérité des peines est la quantité de souffrance causée par le châtiment.

6. Hypothèses de base. - Deux prédictions découlent logiquement de la doctrine de la dissuasion :

Premièrement, le nombre de crimes commis variera inversement avec la certitude des peines.

Deuxièmement, le nombre de crimes commis variera inversement avec la sévérité des peines.

Définitions

Sous une apparente simplicité, la théorie de la dissuasion fait appel à des processus relativement complexes. Aussi, avant d'entreprendre l'examen des faits, quelques distinctions s'imposent.

La dissuasion agit quand un citoyen est empêché de commettre un crime à cause de la crainte du châtiment. C'est, en d'autres termes, l'effet intimidant de la peine.

Deux formes particulières de dissuasion peuvent être distinguées.

La dissuasion générale est l'action intimidante de la menace de la sanction pénale. On parle à ce propos de l'exemplarité de la peine, la menace étant efficace parce que les citoyens sont intimidés par l'exemple du châtiment subi par les autres. La dissuasion générale joue quand les citoyens, ou plus précisément les délinquants potentiels, évitent de passer à l'acte parce qu'ils prennent au sérieux les menaces proférées dans les lois.

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