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Maurice Cusson, Le contrôle social du crime (1983)174

Ainsi, les systèmes de justice discriminent assez bien entre ceux qui sont très engagés dans le crime et ceux qui le sont moins. Plus un individu commet de crimes, plus il a de chances d'être puni. Le nombre de condamnations antérieures ne peut être interprété que comme l'indication du penchant au crime de ceux qui les ont subies. Et la récidive ultérieure ne peut être que causée par leurs tendances criminelles dont les peines antérieures sont le révélateur.

Le processus qui vient d'être analysé peut être découpé en trois temps :

1.Il existe des individus qui commettent plus de crimes que d'autres parce qu'ils ont, et pour bien des raisons, des tendances criminelles plus fortes que d'autres.

2.Ces individus sont, de ce fait, punis plus souvent que les autres.

3.Ils récidivent plus fréquemment parce qu'ils ont des tendances criminelles plus accentuées.

Conclusion

En conclusion, on peut considérer comme conformes aux faits, les deux propositions qui suivent :

1.Plus un délinquant subit une mesure contraignante, plus il a tendance à récidiver parce qu'au départ il est plus adonné au crime qu'un autre.

2.Plus un délinquant a été, dans le passé, fréquemment puni, plus il a tendance à récidiver parce qu'au départ il est plus adonné au crime qu'un autre.

Dans ces conditions, il est illégitime de prétendre réfuter l'hypothèse de la dissuasion spéciale en s'appuyant sur le fait que les gens sévèrement et fréquemment punis récidivent plus que les autres. Cela ne permet évidemment pas de dire que la dissuasion spéciale

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