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Maurice Cusson, Le contrôle social du crime (1983)178

plus bas que le nombre de délits commis avant. Ceci s'applique aux institutions traditionnelles, aux programmes de type foyers de groupe et aux programmes non résidentiels qui comportent une prise en charge intensive (Empey et Lubeck, 1971, pp. 259-260 ; Empey et Erickson, 1972, pp. 209-211 ; Bossé et Le Blanc, 1980 A, p. 82). Cette constatation a de quoi surprendre quand on songe à tous les anathèmes prononcés contre les institutions depuis bientôt vingt ans et à toutes les idéologies préconisant la libéralisation ou même la suppression des programmes de prise en charge des délinquants.

C'est au cours d'une recherche réalisée à Chicago que Murray et Cox (1979) devaient utiliser la méthode « avant-après » avec le plus de rigueur et de raffinements. Ils avaient élaboré un indice appelé suppression effect (que je traduirai par effet réducteur) qui leur permettait d'estimer avec précision la différence entre le nombre d'arrestations avant l'intervention et le nombre d'arrestations après 42. Grâce à cet indice, ils comparent l'impact de différentes interventions subies par des jeunes délinquants de Chicago qui n'avaient pas eu plus de cinq arrestations pendant l'année qui précédait l'application de la mesure. C'est ainsi qu'ils obtiennent les résultats suivants (Murray et Cox, 1979, p. 153) :

Effet réducteur

Probation

.036

Intervention psycho-éducative en milieu naturel (le sujet restant dans sa famille)

-.355

Foyer de groupe

-.453

Institution traditionnelle

-.556

42 L'effet réducteur est défini comme :

(Le taux d'arrestation après l'intervention)

(Le taux d'arrestation avant l'intervention)

Le taux d'arrestation avant l'intervention

(MURRAY et COX, 1979, p. 41.)

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