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Maurice Cusson, Le contrôle social du crime (1983)297

Conclusion

Tarde avait donc raison : le meurtre et le vol commis à l'encontre de gens appartenant au groupe dont on fait partie sont universellement perçus comme des crimes. Ceci n'empêche pas que, d'une société à l'autre, on observe de grandes variations dans les justifications qui rendent ces actes tolérables.

Admettre qu'il se trouve un petit nombre d'actes universellement interdits ne doit évidemment pas nous faire ignorer tous les actes qui sont interdits à une époque et dans un lieu donné et qui sont tolérés et même approuvés à d'autres moments et dans d'autres lieux. Le distinction est essentielle : d'une part, les crimes universels comme le meurtre, d'autre part, les actes jugés différemment selon l'époque et le lieu, comme l'homosexualité, la possession de drogue, les crimes religieux, les délits d'opinion. Comme le faisait remarquer Newman (1976, p. 15), une des erreurs des relativistes fut précisément d'ignorer cette distinction et de faire comme si tous les délits appartenaient à la seconde catégorie.

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