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Maurice Cusson, Le contrôle social du crime (1983)68

Première partie : Autopsie d'un échec

Chapitre 4

LA RELATION THÉRAPEUTICO-RÉPRESSIVE

Le programme : aimer, ne pas punir

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Quels moyens préconisent les partisans du traitement des délinquants ? Dans la littérature clinique, deux idées simples reviennent constamment : A. agir par la relation ; B. éviter de punir.

La relation clinique. - Au coeur même de l'entreprise thérapeutique, se trouve la « relation », considérée comme le moyen privilégié, sinon exclusif, de réhabiliter les délinquants. Pour la désigner les mêmes termes reviennent constamment : dialogue, confiance, amitié, compréhension, empathie, sympathie. Pour Chazal (1978), les éducateurs « mènent des actions bénéfiques en créant d'abord une authentique relation affective entre eux et les mineurs dont ils prennent la charge »(pp. 128-129). Dans un de ses livres, Menniger (1966) consacre au traitement un chapitre au titre significatif : « Love against hate. » Il y exprime bien le credo dominant : l'amour est la clef de tous les programmes thérapeutiques (p. 260). Récemment, un spécialiste français de la rééducation écrivait, parlant des délinquants : « Pour comprendre et aimer un jour

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