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Maurice Cusson, Le contrôle social du crime (1983)71

2. L'inconduite

Tôt ou tard, le clinicien réalise que, malgré la confiance, malgré la compréhension et malgré l'empathie, ses clients continuent leurs agissements. Il se rend compte que ni les vols ni les agressions ne cessent. Et il est navré de s'avouer que sa politique de la main tendue n'empêche ni la dissimulation, ni le mensonge, ni la manipulation, ni l'impertinence, ni le refus de collaborer. Quand il dirige des thérapies de groupe, la situation est souvent insupportable : les groupes sont hors de contrôle, les participants en profitent pour récriminer ou pour se vanter cyniquement des crimes les plus odieux (Carr, 1975, p. 186).

Au « Community treatment project », la liste des raisons les plus fréquemment invoquées pour placer un jeune en détention nous donne une bonne idée des problèmes qu'on peut rencontrer au cours du traitement d'un groupe de jeunes délinquants (Lerman, 1975, p. 36-37). Les chiffres indiquent le nombre de fois où une mesure de détention a été prise.

Vol d'auto26

Cambriolage11

Agression4

Refus de coopérer au programme18

Absence aux sessions de groupe9

Mauvaise conduite à l'école24

École buissonnière17

Difficulté à la maison15

Fugue12

Entrée tardive10

Abus d'alcool8

Ainsi pendant l'intervention clinique, qu'elle soit en institution ou en milieu libre, la délinquance, l'inadaptation et le refus de coopérer se manifestent fréquemment. Pourquoi ? Peut-être parce que les clients ne sont pas très motivés à changer. Peut-être parce que, comme tout adolescent, les délinquants aiment bien s'amuser aux dépens des

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