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Maurice Cusson, Le contrôle social du crime (1983)80

Première partie : Autopsie d'un échec

Chapitre 5

LA JUSTICE ET LA RÉHABILITATION

L'idée de justice et la légitimité de l'action thérapeutique

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La réhabilitation des criminels est un idéal inspire par la charité, non par la justice. En outre, ses partisans, évoquant l'individualisation, ont rejeté explicitement des principes de justice comme l'égalité et la proportionnalité entre les délits et les peines. Mais ce refus de l'idéal de la justice a laissé un vide. Il a retiré aux artisans du projet thérapeutique les moyens nécessaires pour définir clairement les limites de leurs interventions. La frontière entre ce qu'il est légitime de faire et ce qui ne l'est pas n'a jamais été tracée. Qui plus est, la justification même du traitement n'a jamais été bien nettement établie. On reste alors devant une série de questions sans réponses.

Avons-nous le droit de traiter les délinquants ? - À la différence du client du médecin ou du psychanalyste, le criminel ne va pas spontanément frapper à la porte du thérapeute pour solliciter de l'aide. La plupart du temps, on lui fait des offres qu'il ne peut pas refuser : tu participes au traitement communautaire, sinon c'est la prison ; tu vas

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