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I. ORGANISATION DE LA SESSION - page 113 / 150

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UNEP/GC.22/11

33.

Les principales mesures prises avaient consisté à éliminer progressivement toute une série de techniques, d’équipements et d’entreprises périmés;  à réajuster la structure énergétique en recourant à des technologies plus propres d’utilisation du charbon et en développant l’hydroélectricité;  à favoriser une production plus propre et des audits environnementaux;  à mettre en place de nouvelles infrastructures urbaines, telles que des installations de traitement des eaux usées et d’élimination des déchets;  à réajuster la structure de l’agriculture en retirant des terres arables en vue de les boiser et en développant l’agriculture écologique et biologique;  ainsi qu’à accroître les apports en faveur de la protection de l’environnement.  Au cours de deux dernières années, des pratiques dynamiques de promotion du recyclage mettant l’accent sur la conservation et l’utilisation rationnelle des ressources avaient été mises en œuvre.  Des incitations fiscales avaient été accordées pour les réductions des émissions et les pratiques de production plus propres, et l’on avait mis en place des parcs industriels écologiques à forte concentration d’entreprises.  On se proposait de transformer les déchets des flux amont de la production en matières premières pour les flux aval, en vue de parvenir finalement à éliminer complètement les émissions grâce à une planification intégrée des flux de matières.

34.

La modification des modes de consommation et de production constituait un processus de longue haleine et une tâche ardue.  La Chine n’en était qu’au point de départ et était prête à écouter les leçons tirées de l’expérience d’autres pays et à les mettre à profit.  Elle devait se lancer dans des essais plus actifs et avoir le courage de décider de les mettre en pratique.  La Chine était prête à renforcer sa coopération avec le PNUE et avec tous les autres pays et elle suggérait que le PNUE élabore un programme de travail pour aider tous les pays, en particulier les pays en développement, à devenir mieux à même de parvenir à un développement durable conformément aux objectifs fixés dans le Plan d’application du Sommet mondial.

35.

M. Brende a déclaré que l’importance de la viabilité de la consommation et de la production résidait dans la nécessité d’assurer la prospérité future en exploitant les bienfaits que la nature nous procurait aujourd’hui d’une manière qui ne réduise pas ces bienfaits à l’avenir.  Il incombait tout particulièrement aux pays développés d’aider les pays en développement à écarter certains des choix non viables que les pays développés avaient faits et à aller directement à des solutions profitables tout en étant plus viables.  Le défi consistait à assurer une croissance accrue en utilisant moins de terres, de ressources, d’énergie et de produits chimiques nocifs et en produisant moins de déchets.  M. Brende a ensuite énuméré certains des moyens à employer pour assurer la viabilité : principe « pollueur-payeur », en vertu duquel les pays recouraient à des politiques de licences, à l’impôt et à la tarification des ressources pour faire apparaître les coûts réels et remplacer les matières premières et les sources d’énergie à fort impact par des ressources et des énergies renouvelables à faible impact;  élimination des subventions nuisibles;  création de nouveaux marchés sur la base de produits plus sains, tels que l’essence sans plomb et les voitures « hybrides »;  méthodes de production plus propres constituant des mesures préventives mais également profitables;  choix en meilleure connaissance de cause pour les consommateurs, y compris l’étiquetage écologique et la certification vérifiée des cycles de vie des produits;  et extension du droit de demander des informations environnementales en accordant aux citoyens le droit d’obtenir des informations des secteurs public et privé sur tout ce qui pourrait avoir un impact sur l’environnement.  Tous ces moyens étaient désormais à la disposition des pays.

36.

Le Conseil d’administration devrait prendre une décision sur le rôle du PNUE, et M. Brende a dit qu’il était indispensable à son avis que le PNUE joue un rôle de premier plan dans l’élaboration d’un cadre de programmes décennal pour les modes de consommation et de production viables, en coopération avec d’autres organisations internationales.  Il devrait renforcer l’initiative existante sur le cycle de vie, encourager le transfert de technologies écologiquement rationnelles et stimuler la mise au point de produits et de services viables.

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