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I. ORGANISATION DE LA SESSION - page 117 / 150

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UNEP/GC.22/11

53.

Des intervenants ont mis en garde contre le danger du cercle vicieux de l’appauvrissement de la diversité biologique, qui pouvait être considéré comme un phénomène tirant vers le bas le « capital » environnemental, et menant à une pauvreté accrue, ce qui à son tour conduirait à l’épuisement des ressources environnementales et à l’amenuisement continu des possibilités d’arracher les populations à la pauvreté.  Un exemple concret d’évaluation de la « richesse des nations » internalisant la diversité biologique a été donné;  alors que le PIB, indice traditionnel fondé sur la production, semblait bon, l’internalisation de l’affaiblissement de la diversité biologique avait montré que le pays en question était en fait en régression, ce qui expliquait le paradoxe apparent d’une augmentation du PIB alliée à une pauvreté croissante et à un clivage de plus en plus prononcé entre les riches et les pauvres.  Un autre paradoxe a été noté : une bonne proportion des plus pauvres, en particulier les populations autochtones, vivaient dans des zones particulièrement riches en termes de diversité biologique.

54.

Les intervenants sont convenus que le moyen de remédier à cette situation résidait dans la conclusion d’un instrument international pour assurer un accès équitable à la diversité biologique et aux ressources génétiques, avec un partage équitable des avantages;  on a cité des exemples de cas où les dépositaires de la diversité biologique, en particulier les collectivités locales et autochtones, n’avaient bénéficié d’aucun avantage, alors que les sociétés pharmaceutiques transnationales avaient tiré des bénéfices considérables des éléments de cette diversité biologique.  On a exprimé le point de vue selon lequel le PNUE avait un rôle important à jouer en informant et en éduquant les populations sur la valeur économique de la diversité biologique et la nécessité pour les pays d’établir des inventaires sur les bases de ressources nationales.

55.

On a estimé que le partage des avantages n’était pas seulement nécessaire par souci d’équité : s’il n’y avait pas de partage, les communautés locales et autochtones, qui sont les gardiennes de la diversité biologique, n’auraient aucune motivation légitime pour continuer à la protéger.  Les participants ont entendu une énumération exhaustive des dispositions à prendre pour garantir un système d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages, en s’appuyant à cet égard sur les Lignes directrices de Bonn sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages résultant de leur utilisation, qui étendrait notamment la portée de la Convention sur la diversité biologique non seulement à l’accès aux ressources et au partage des avantages, mais également au développement durable.  Il accroîtrait également, de la base au sommet, les ressources disponibles pour la conservation.  De fait, l’idée qu’il était absolument nécessaire que les populations autochtones et locales participent efficacement à la préservation de la diversité biologique a été appuyée par tous.  Il conviendrait également que les connaissances traditionnelles autochtones soient protégées et étudiées parallèlement aux avancées technologiques dans le domaine des ressources génétiques.

56.

Les intervenants se sont accordés à penser que les pauvres eux-mêmes devaient devenir des agents du changement.  Etant donné que près de 80 % de l’économie mondiale reposaient directement sur les ressources naturelles, il importait au plus haut point que le public participe aux efforts entrepris pour leur conservation.  A cet égard, l’action menée par le PNUE en matière d’éducation écologique et d’association des jeunes à la prise des décisions environnementales a été saluée.

57.

On a fait valoir que la question de l’élimination de la pauvreté avait déjà été longuement débattue dans de très nombreux forums internationaux et qu’il était grand temps d’agir : la pauvreté était une des principales causes de la perte de diversité biologique.  En outre, un large fossé existait entre les engagements et l’action dans un très grand nombre de ces forums.

58.

Quelques intervenants ont été d’avis qu’une action concrète était requise si l’on voulait tirer pleinement parti des ressources de la diversité biologique aux fins de l’élimination de la pauvreté.  De fait, on a estimé que le PNUE devrait promouvoir un dialogue régional sur les meilleures pratiques

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