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M. Labelle et D. Salée, “La citoyenneté en question: l’État canadien...” (1999)16

entre autres, le sous-secteur de la « participation des citoyens et le multiculturalisme » auquel incombe les responsabilités suivantes : 1) favoriser la compréhension entre Canadiens de toutes origines ; 2) parrainage de forums et d'échanges pour les jeunes afin de mieux connaître le Canada ; 3) gestion d'activités promotionnelles de l'identité canadienne ; 4) élaboration de politiques et de programmes relatifs à la promotion des droits de la personne, de la diversité et des relations entre « races » et entre groupes ; 5) gestion des programmes et des associations d'Indiens non-inscrits, de Métis et d'Inuit (Canada, 1995c).

Par cette révision structurelle des mécanismes de gestion de la diversité ethnoculturelle, l'État canadien marque de façon irrévocable sa volonté de favoriser un environnement propice à l'affermissement de la cohésion sociopolitique de la société canadienne.

Cet objectif allait se confirmer en 1997 par le renouvellement du Programme du multiculturalisme qui, tout en continuant de souscrire à la Politique du multiculturalisme et à la Loi sur le multiculturalisme canadien, mettait en relief la notion d'une identité et d'une appartenance communes. Justifié par la nécessité de suivre l'évolution de la société en mutation, le renouvellement du programme du multiculturalisme précise de nouveaux objectifs fondamentaux :

1) l'identité : pour promouvoir une société qui reconnaît, respecte et reflète la diversité culturelle, instaurant chez des personnes aux antécédents variés un sentiment d'appartenance ;

2) la participation civique : pour encourager, au sein d'une population canadienne diversifiée, un niveau d'activité de la part des citoyens et citoyennes, leur offrant la capacité et l'occasion de façonner l'avenir de leur communauté et de leur pays ; 3) la justice sociale : pour édifier une société qui garantit à tous et à toutes un traitement juste et équitable, en plus d'accommoder les personnes de toutes provenances et de respecter leur dignité (Canada, 1997b).

De toute évidence, le discours politique et administratif officiel se présente sous le signe de l'ouverture humaniste et se dit animé du souci de favoriser un meilleur équilibre des forces sociales. L'effort de l'État à l'égard de la diversité au sein de la société canadienne semble

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