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M. Labelle et D. Salée, “La citoyenneté en question: l’État canadien...” (1999)35

immigrants et les membres des groupes minoritaires se voient intimés d'assumer la responsabilité première et obligée de la citoyenneté : sauvegarder et promouvoir l'unité de la nation et l'intégrité de l'État-nation au Canada.

Conclusion : citoyenneté et dynamique sociale

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Confronté à la tâche d'éviter la dislocation des consensus traditionnels qui ont jusqu'à maintenant unifié la société canadienne, l'État répond, depuis quelques années, de la manière de moins en moins équivoque au porteurs (prétendus) de dislocation : en dépit des pressions constantes de la part de certains groupes minoritaires ou nationaux pour obtenir un traitement social et politique spécial qui, à la fois, tienne compte de leurs particularités identitaires et rectifie les iniquités socio-économiques dont ils ont été historiquement et structurellement victimes, l'État canadien - et les groupes sociaux dominants (de diverses origines), de façon générale -pensent que la façon de régler la tension historique entre citoyenneté et particularisme passe par l'offensive en matière d'unité nationale. Dans cette perspective, l'objectif sous-jacent consiste à construire un nouvel équilibre au sein du couple citoyenneté-multiculturalisme en mettant l'accent sur le premier pôle. Le discours néolibéral aidant, on se refuse de plus en plus à lier la satisfaction d'exigences sociales ou politiques

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