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Le Bulletin des BioTechnologies – Mai 2005 – n°228

LaPolitique

79. Le maïs Bt10commercialisé par erreur à la place de Bt11va sûrement coûter assez cher à Syngenta. Il faut rappeler à ce sujet que la bavure de Starlink™ commercialisé par erreur pour un usage humain par Agrvo en2000, alors qu'il n'était pas autorisé du fait des risques d'allergie, a coûtéun millliard de dollars à l'industrie alimentaire américaine, et pas mal dediscrédit pour son producteur. C Macilwain; Nature 424 (24MAR05) 423. Malheureux animaux à qui on n'épargne pas ces risquesalimentaires.

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80. La nécessaire mise au point de nouveaux vaccins contre les probables prochaines pandémies est repris dans une lettre de HI Miller; NatureBiotechnology 23 (MAR05) 287.

L'auteur, de Stanford, souligne que cette production estdécouragée aux Etats-Unis par plusieurs facteurs, comme l'existence d'un quasi-monopoled'achat du  Centers for Disease Control and Prevention (CDC, Atlanta)qui exige de très gros rabais pour sesachats en masse (ce qui peut se défendre), la réglementation et la législationsur les risques encourus lors d'unevaccination. Face à ces difficultés, il ne reste plus que quatre producteurs devaccins et quelques dizaines de vaccins commercialisés. Il n'existe que deuxproducteurs de vaccins contre la grippe, par exemple.

L'auteur souhaiterait que l'on rétablisse un certain nombred'encouragements aux inventeurs et producteurs de vaccins et que l'on encourageles autorisations croisées de vaccins et produits anti-viraux avec certains paysétrangers pour bénéficier desautorisations accordées dans ces pays et diminuer les frais correspondants, etenfin que ce soit le gouvernement fédéral qui prenne en charge les risques d'effetssecondaires (il prend bien en charge lespensions des retraités de compagnies aériennes américaines en faillite).

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81.Si 90% des sojas et 50% du maïs cultivé aux Etats-Unis sontmaintenant des OGMs, on peut se poser la question de savoir s'il en sera bientôt de même pourles animaux transgéniques. Il existe certes des difficultés psychologiquesencore plus grandes que dans le cas des produits végétaux, mais les difficultés techniques sont soulignées depuis plus de dix ans et les cours de la viande ne sont pasencourageants par rapport aux investissements indispensables. Même la production de protéines pharmaceutiquestrès forte valeur ajoutée) ne permetpas aux firmes de biotechnologie animale de s'en sortir. Il existe cependant uncertain nombre de sociétés qui persistent dans ce domaine. AW Dove; NatureBiotechnology 23 (MAR05) 283-285.

C'estle cas d'AquaBounty, dans le Massachusetts, qui crible les stocks reproducteurs de poissons et leur réponse à l'administration del'hormone de croissance. Ses tentatives de passer à l'échelle commerciale pour des saumons chinooktransgéniques exprimant en permanence (et non de façon saisonnière) le gène del'hormone de croissance se sont, cependant, heurtées à des

difficultésréglementaires. Celane l'empêche pas de développer cette technique pour la truite, les tilapias et le turbot.

Bovibank est une société norvégienne qui montedes cartes de liaisons génétiques des bovins et repère des caractèrescommercialement intéressants. Cyagra s'occupe, en Pennsylvanie, de clonages cellulaires dans le but d'une conservation desgénomes bovins et a lancé une opération de clonage porcin en 2002 et fournit des services declonage à la demande pour les bovins. MaRS Landing, une firme de l'Ontario a construit, avec des financements publics et dela profession, des porcs produisant de la phytase (pour réduire les rejets de phosphates) dans leurs glandes salivaires, réduisant de 30% les rejets dephosphates. MetaMorphix recherche des marqueurs (notamment SNPs) associés à des caractéristiques de viande chez les bovins pour Cargill et les associations d'éleveurs,notamment d'Angus. Pyxis Genomics, de Chicago, se préoccupe surtout de marqueurspermettant un suivi de la viandejusqu'au consommateur, tandis que ViaGen, firme texane travaille sur la caractérisation des animaux (bovins etporcs) et de leur viande, le suivi génétique des lignées par marqueurs, mais également le clonage somatique(et l'ingénierie génétique), mais aussi sur le criblage génétique descrevettes  d'élevage pour certainesrésistances.

Maisil faut se rappeler que l'on n'a pas 15 à 20 ans de protection et les bénéficescorrespondants pour amortir par ces techniques une amélioration d'un animal d'élevage comme c'est lecas pour un médicament. Donc les firmes sont de moins en moins engagées dans cedomaine, et de moins en moins d'universités n'y voient de riantes perspectives.Le nombre des acteurs décroît depuis 1982.

Il n'est doncpas étonnant que c'est un profil bas que conserve les rares compagnies qui sontactives dans l'exploitation de la génétique moléculaire, plus d'ailleurs quedans les biotechnologies proprement dites (profils génétiques d'animaux dans lasélection classique, vérification de l'identité pour des chaînes de vente oudes restaurants de luxe).

La dinde est un peu particulière, car c'est un animal qui a subiune sélection forcenée pour amplifierles muscles thoraciques, ce qui lahandicape sérieusement dans la vie (et la reproduction). Identifier les gènes responsables de cette hypertrophie fait partie de recherches pour pouvoir atténuer rapidement cettecaractéristique "économique" sans trop y perdre.

Leclonage répond, en fait, à un besoin dans le cas des animaux de chair, car quand on goûte une viande on nepeut espérer que l'animal et surtout son génome puisse être reproduit. Il fautdonc travailler sur des clones et extrapoler.

C'est chez le porc pour des raisons de cycle de reproductionque les effets de cette approche seront évidents en premier. Le clonage permet égalementde ne maintenir qu'un nombre minimald'animaux reproducteurs, ici de verrats pour pouvoir conserver une certainesouplesse face à la demande. Actuellement il faut pouvoir conserver 20% desverrats pour perpétuer une lignée. Avecle

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