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Le Bulletin des BioTechnologies – Mai 2005 – n°228

relativement surprenant, seuls 19% desgènes sont indispensables aux fonctions essentielles.

B Sönnichsenet al.; p.462–469 reviennent à Caenorhabditis elegans avec lamême technique. On avait pu identifier par diverses techniques que, sur le total de 19 282 gènes identifiés dans le génome complet, seuls 1 668 gènes contribuent à un phénotypevisible. Un nombre plus réduit (661) de ces gènes se révèlent indispensables aux deux premières divisions embryonnaires, par exemple, mais les phénotypes étaient, généralementgroupés par très grandes catégories comme "létal embryonnaire", etc….B Sönnichsen et al.ont raffinécette description en se basant sur les effets de l'injection d'ARNs duplexescouvrant 98% des gènes. Les résultats sont plus abondants que ceux que l'onavait obtenu par la technique élégante de la fourniture de ces ARNs expriméspar les bactéries dont le ver se nourrit (1266 gènes contre 929). Ces auteursse sont concentrés sur les gènes de létalité embryonnaire précoce endétaillant, à l'échelle cellulaire, les effets perceptibles d'une inactivationpar interférence ARN (voir leur sitetrès simple d'emploi: www.worm.mpi-cbg.de/phenobank2).

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6 J Brennecke et al.; Public Library ofScience Biology 3 (MAR05) e85 discutent desmécanismes de reconnaissance des cibles par les microRNAs (miRNAs),petits ARNs régulateurs très nombreux chez les animaux et les plantes. Lesauteurs examinent systématiquement les exigences de l'appariement entre le miRNA et la cible. Même si onne connaît pas la fonction d'un miRNA, on peut prédire sa cible, toutparticulièrement chez les plantes où l'appariement est presque complet. Chezles animaux l'appariement est en général relativement court et discontinu. Celapose des problèmes si on veut pratiquer une recherche systématique des cibles.C'est ce qui justifie l'approche du groupe de l'EMBL à Heidelberg.

En réalité, chaque miRNAs a une centainede cibles potentielles. On savait déjà plus ou moins que l'appariement dela partie 5' du miRNA est importante Les auteurs distinguentles cibles à sites "5'dominants" s'appariant bien à lapartie 5' du miRNA, alors qu'on observe une grande diversité d'appariements àla partie 3', avec deuxsous-ensembles, un sous-ensemble canonique s'appariant bien aux deux extrémités et des "sites amorces" avec un faible appariement en 3'. Le deuxième sous-ensemble, celui des sites de la cible"3' compensatoires" présenteun appariement très imparfait en 5' quiest compensé par un très fortappariement en 5'. Tous ces types jouentun rôle, et les "3' compensatoires"  servent à discriminerentre les miRNA d'une même famille. L'évaluation des niveaux d'appariement en 3' indique queles sites amorces sont les plus nombreux et ont généralement été"manqués" lors des criblages exhaustifs.

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7. *** On trouvera dans J Rosenblatt; NatureCell Biology 7 (MAR05) 219-222, une revue sur les mécanismesqui permettent les

déplacementscoordonnés des asters qui vont lesloger aux deux pôles de la cellule après la rupture de la poche périnucléaire,lors d'une mitose.

Il existe deux mécanismes, utilisés séparémentou conjointement, selon le type cellulaire. Une fois les asters en place,certains microtubules des asters vont se fixer sur les chromosomes et vont lesaligner sur la plaque métaphasique.

Les cellules dépourvues de centrosomes sedébrouillent autrement, en amorçant le fuseau depuis les chromosomes vers lespôles.

Il faut que ce positionnement soit assuré aussibien dans le cas d'une division symétrique que dans celles qui sontasymétriques. C'est donc, dans ce cas, la position globale du fuseau qui est enjeu.

Dans le cas de la présence d'asterson constate que l'enveloppe nucléaire sert de guide, mais elle disparaît à desstades différents selon les systèmes cellulaires (elle est très tardive chezles cellules embryonnaires initiales de Caenorhabditis elegans et Drosophila etabsente dans le cas de la levure).

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8.*** M Muratani etal.; Cell 120 (25MAR05) 887-899 montrentque l'activateur de transcription bien connu Gal4doit être ubiquitinylé (et détruit viale protéasome) pour donner lieu à l'activation. Cette modification estnécessaire à un stade post-initiationde la transcription pour une obtention de messagers fonctionnels. Voirégalement le commentaire de K Arndt et al.; p.733-737.

M Muratani et al. confirment qu'il existe trois isoformes de Gal4 phosphorylées différemment (Gal4a, Gal4b et Gal4c) et que la forme Gal4c est la forme active en présence de galactose. Sa phosphorylation est la conséquence de l'activation. En l'absence d'induction, Gal4a et Gal4b, instables, ont une demi-vie de l'ordre de20 minutes. Cette instabilité est liée à l'activité d'une ubiquitine ligase,Grr1. En galactose (inducteur), Gal4a et Gal4b deviennent stables, tandis queGal4c est instable sous l'effet d'une autre ubiquitine ligase, Dsg1 (alias Mdm30). En l'absence de Dsg1, les gènes cibles de Gal4 sont transcrits, mais leurs messagers ne sont pas traduits. Le niveau de phosphorylation du domaine C-terminal de Pol-II (CTD) est déprimé auniveau de deux sérines cibles. Comme la phosphorylation de CTD permet le recrutement de plusieurs co-facteursintervenant dans la maturation des messagers cela est vraisemblablement lepoint d'impact de Gal4. Mais le fait que GAL4 puisse être détruit, ce qui n'estquand même pas certain, obligerait à admettre que chaque cycle d'élongationimplique une élimination du complexe associé et son renouvellement. Ce n'estvraiment pas économique. De l'article et du commentaire, on peut déduire qu'ily a là un problème intéressant, mais dont la solution est encore peu claire.

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