X hits on this document

48 views

0 shares

0 downloads

0 comments

10 / 14

Les notions de culture, norme, valeur et mode de vie sont définies et illustrées par des exemples simples. Il est essentiel de mettre en valeur :

- les liens et les interactions entre ces notions,

- leur influence sur les comportements.

Cette approche permet d'aborder ensuite plus facilement certaines notions situées dans les autres parties de ce programme (communication, par exemple).

Une approche simple des notions est à privilégier. Les exemples sont pris dans les domaines de la vie en société et de la vie des organisations (relations de travail et mercatique). L’analyse de tableaux statistiques ou de résultats d’études est un moyen utile pour caractériser les notions abordées. Il est inutile de présenter les typologies détaillées de valeurs.

1.2. Les facteurs psychologiques

▪ Variables individuelles de la personnalité.

Les notions de personnalité et de traits sont simplement définies et différenciées. Il est inutile d’aborder les théories de la personnalité ou les typologies complexes de traits de personnalité. En ce qui concerne ces derniers, seuls seront abordés : introversion / extraversion, autonomie / soumission, stabilité / instabilité, logique / affectif.

Des exemples permettent d’illustrer ces traits de personnalité et de montrer l’impact de la personnalité sur les comportements et sur la communication.

Il convient de sensibiliser les élèves à l'absence de rigueur scientifique de certains moyens de description des traits de personnalité, diffusés notamment dans les médias. Le recours direct à des tests doit être exclu.

▪ Dimension affective et émotionnelle

Le comportement individuel est affecté par les émotions (joie, tristesse, colère, peur, surprise, dégoût) qui peuvent modifier les conditions de production et de réception d’un message.

On sensibilisera l’élève, à travers des exemples pris hors de la classe (extrait de sketches, de films ou de pièces de théâtre), à la nécessité de les repérer et d’en voir les effets au niveau comportemental et relationnel.

2. La dynamique comportementale
2.1. Sensation et perception

L’étude du processus de sensation et de perception a pour objectif de faire comprendre la manière dont sont ressentis, perçus, compris et mémorisés des messages ou des situations. L'accent est porté sur les phases d'attention et d'interprétation pour faciliter notamment l'étude de la communication. En revanche les processus mentaux liés à la compréhension de même que les différents types de mémoires sont exclus du champ d'étude de cette partie.

La relativité de la perception peut être approchée par des exemples simples à partir d’extraits de films, de photographies d’actualité, de spots (radios, télévision), d’images publicitaires, de textes (travail sur le fond et la forme), etc. Les images polysémiques peuvent en favoriser la prise de conscience par les élèves. Il n’est cependant pas souhaitable de se limiter à de telles images : il est utile de montrer que des objets (images, textes…) a priori simples peuvent aussi générer des sensations et des perceptions différentes d’un individu à l’autre.

2.2. Attitude et comportement

La notion d’attitude est couramment utilisée dans le monde professionnel. Il s’agit de la définir, d’en illustrer l’application et d’aborder le lien plus ou moins étroit entre attitude et comportement.

Il est important de mettre en valeur que l’attitude comporte trois dimensions (affective, cognitive, conative) qui interagissent les unes sur les autres.

Lors des phases d’analyse ou d’observation, les supports pédagogiques (grilles d’observation ou d’analyse, plans de questionnement…) sont appliqués à diverses situations sociales ou commerciales. Ces situations mettent en relief la diversité des attitudes et permettent aux élèves de les repérer, d’analyser leurs dimensions et de leur révéler les liens plus ou moins étroits entre attitude et comportement.

B. La communication

L’introduction de la communication en classe de première permet de présenter les premières notions de la communication interpersonnelle, notions fondamentales qui sont mobilisées dans l’étude de la communication des organisations et, en terminale, dans la communication de groupe ou de masse. Ces notions permettent aux élèves d’observer et d’analyser une situation de communication interpersonnelle ou organisationnelle et d’entreprendre l’apprentissage d’une communication raisonnée en mobilisant, quand cela est nécessaire, les technologies de l’information de la communication.

Cette étude ne peut pas se limiter au modèle « émetteur – récepteur » ou transitif, qui présente une vue mécaniste du processus de transmission. D’autres modèles existent qui analysent l’interactivité dans la communication ou encore la production du sens. Il ne s’agit pas, dans ce programme, de présenter aux élèves les différentes écoles ou théories. Cependant, l’enseignant doit procéder à leur investigation pour enseigner, de façon rigoureuse, les notions qui sont à la portée des élèves et qui leur fournissent les éléments d’analyse et de compréhension des relations sociales dans le contexte des organisations.

1. Notions de base

La démarche pédagogique recommandée est la suivante : Observation Analyse Conceptualisation

C’est ainsi que la notion de communication peut être approchée à partir de l’observation d’exemples simples, relevant de divers types de communication (publicité, journal télévisé, communication institutionnelle, échange entre personnes, etc.). On peut montrer comment l’information devient de la communication au travers des phénomènes d’expression et d’influence mais on observe aussi que la communication peut n’avoir d’autre objet réel que la construction et l’entretien d’une relation.

Les composantes d’une situation de communication et les enjeux des acteurs seront identifiés et qualifiés en s’appuyant sur des schémas ou des grilles invitant au questionnement  A titre d’exemple : Quels sont les acteurs ? Que visent-ils ? Quelles stratégies mettent-ils en œuvre ? Que risquent-ils dans cette communication ? En quoi le canal utilisé a-t-il influencé le message ? Comment le message peut-il être interprété ? Comment pourrait-il l'être dans tel autre contexte ?

2. La communication interpersonnelle

La communication interpersonnelle est un phénomène de partage de sens par l’interprétation réciproque de signes, et non un simple transfert d’informations. L’approche de ce phénomène prend appui, entre autres, sur les notions abordées lors de l’étude préalable du comportement des individus. Il convient d’aiguiser la capacité des élèves à percevoir et analyser des situations de communication simples, relevant de la vie sociale ou de la relation commerciale, à décrypter des phénomènes, des interactions, en évitant les jugements en termes de « bonne » ou de « mauvaise » communication. Cet enseignement exploite largement l’observation et l’analyse de situations réelles ou simulées.

Là encore, la démarche : Observation Analyse Conceptualisation peut-être conseillée.

L'approche de la communication interpersonnelle s'opère de manière progressive, mais globalisante, de manière à sensibiliser les élèves à la notion de processus dynamique, d'interaction des composantes. Les notions contenues dans ce programme ne doivent donc pas être strictement compartimentées et abordées les unes après les autres ; il convient de les inscrire dans une approche explicative globale de la communication.

Par exemple, en observant une situation appropriée, on pourra mettre l'accent sur les signes non-verbaux échangés, mais on les situera dans un contexte, on montrera comment ils contribuent à la construction du sens, en quoi certains relèvent de rituels, etc.

Les objets d’observation sont par exemple :

- des situations de communication rapportées au travers de séquences de films, d’émissions de télévision, des supports spécifiques de formation à la communication, sur cassette vidéo, cédérom, DVD, etc. ;

- des « reportages » de communication effectués par les élèves eux-mêmes, à partir de situations d’échange observées dans leur vie quotidienne, notées et rapportées dans toutes leurs composantes : contexte, interactions verbales et non-verbales, enjeux perceptibles ;

- des articles relatifs à l’analyse de situations de communication ;

- des situations simulées en classe, en jeux de rôles ;

- des « cas » de communication qui décrivent une situation d’échange dans son contexte et permettent une analyse.

Il est essentiel que les situations observées n’impliquent personnellement ni les élèves eux-mêmes, ni leur famille, ni des personnes proches de leur entourage ou connues par d’autres élèves. L’observation s’opère en terrain neutre : dans les transports, les couloirs du lycée, à la cantine, dans la rue, etc. Lors des simulations, les élèves jouent bien un rôle (et jamais ce qu’ils sont eux-mêmes). Les situations qui leur permettent de se projeter dans le monde du travail ou des échanges sociaux sont ainsi les mieux adaptées : ils entrent alors dans la peau d’un personnage, dans une relation fictive du type « client / vendeur », « professionnel / stagiaire », « recruteur / candidat », etc.

La phase d’analyse est essentielle : il ne s’agit pas seulement d’observer des phénomènes, mais aussi de les interpréter, de leur donner un sens, de les rattacher à des notions. L’analyse passe par la verbalisation de cette interprétation. Elle s’appuie sur des grilles ou des schémas qui structurent les référents maniés par les élèves. Les concepts sont donc abordés, réactivés, approfondis progressivement, à partir de l’analyse de situations observées.

10

Document info
Document views48
Page views48
Page last viewedWed Dec 07 15:32:12 UTC 2016
Pages14
Paragraphs551
Words9459

Comments