X hits on this document

Word document

ETUDE SUR LA DELIMITATION DU DOMAINE PUBLIC MARITIME - page 20 / 102

521 views

0 shares

3 downloads

0 comments

20 / 102

Etude sur la délimitation du DPM en relation avec l’élévation accélérée du niveau de la merMEAT

distinguent aussi par leur lithologie faite surtout de formations gréseuses qui correspondent à des dépôts de plages ou de dunes.

3.4.3 Le golfe de Hammamet et la côte du Sahel

Deux grands segments se distinguent: la côte depuis Klibia jusqu'à Monastir d'une part et la côte entre Monastir et Chebba d'autre part.

Klibia – Monastir. La côte, souvent très basse, est marquée surtout par de vastes plages sableuses et des sebkhas de forme oblongue longeant le littoral, souvent sur de très grandes distances. Ces sebkhas sont déjà profondément influencées par la présence de la mer ; les eaux marines les envahissent à l'occasion de la saison des tempêtes. Les estrans rocheux et les falaises sont très rares. On les trouve du côté de Maamoura, très localement entre Nabeul et Hammamet et surtout à Hergla.

A Maamoura et entre Nabeul et Hammamet, les segments rocheux correspondent parfois à de petites falaises de 1 à 3 m de hauteur qui forment des pointements enserrant de petites criques dans lesquelles sont logées des plages. A Hergla, le rivage est directement bordé par les collines sur lesquelles se développe l'agglomération de Hergla. Une telle topographie a favorisé l'apparition d'une morphologie à falaises et côtes rocheuses. Des plages sableuses existent ici et là surtout dans les petites criques qui accidentent le tracé du rivage. Les falaises ne sont pas particulièrement hautes (3 à 15 m) mais bien apparentes dans le paysage à cause surtout du contraste qu'elles font avec les terrains bas qui les encadrent. Elles sont taillées fondamentalement dans des formations géologiques tendres. Leurs parties rocheuses caractérisent surtout leurs parties nord et sud où apparaissent des formations gréseuses appartenant à une plage consolidée.

Monastir – Chebba : Ce tronçon correspond au Sahel central, la côte montre un tracé moins rectiligne et est devancée par une bathymétrie qui s'affaiblit en direction du Sud. Elle se distingue aussi par la remarquable faiblesse de son réseau hydrographique; c'est de toute la côte tunisienne la partie qui bénéficie le moins des apports terrigènes. Les collines qui étaient, dans le secteur précédent, assez éloignées de la mer en sont désormais très proches et se trouvent souvent même sur le rivage. D'où une morphologie de ce dernier nettement plus variée. Aussi, on trouve une alternance de plages sableuses, de côtes rocheuses et de falaises ainsi que des terres humides.

Les falaises marquent le plus le paysage dans la presqu'île de Monastir où leur hauteur dépasse souvent 5 m et peut aller jusqu'à une vingtaine de mètres. Elles sont taillées surtout dans des alternances de grès, sables et d'argiles pliocènes (Monastir). Dans d'autres endroits, elles sont le plus souvent taillées dans des grès pliocènes (Cap Afrique, Sallakta, Gdhabna) et surtout dans un matériel quaternaire (El Alia-Chebba) et leur hauteur est toujours modeste variant généralement entre 2 et 4 m.

Ailleurs, elles sont dominées par un faciès tendre (surtout des formations alluviales et colluviales comme en différents points de la côte de Ksibet el Médiouni et de Lamta-Téboulba) ou hétérogène (une alternance de grès éoliens ou marins tyrrhéniens et de formations colluviales comme en différents points de la côte de Chebba).

Les milieux humides sont représentés par des sebkhas et chotts (Dimesse, Ben Ghayada). Ils sont toujours très proches de la mer dont ils ne séparent généralement que la plage actuelle.

____________________________________________________________________________________________________ _

IHE - Ingénierie de l’Hydraulique et de l’Environnement Page : 20

Document info
Document views521
Page views557
Page last viewedTue Jan 24 23:53:00 UTC 2017
Pages102
Paragraphs3859
Words37933

Comments