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ETUDE SUR LA DELIMITATION DU DOMAINE PUBLIC MARITIME - page 36 / 102

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Etude sur la délimitation du DPM en relation avec l’élévation accélérée du niveau de la merMEAT

Banlieues nord: La partie orientale est entrain de subir les effets d'un envahissement par les hôtels. Très récente l'implantation des unités hôtelières, a généralement gardé une distance assez importante par rapport au rivage. Elle s'est pourtant accompagnée dans plusieurs cas d'une destruction d'une partie du haut de plage et de son système dunaire. Dans certains endroits, la partie la plus proche de la mer de ces dunes, au moins, a été arasée pour être envahie par les aménagements extérieurs des hôtels pour qu'ils donnent directement sur la mer comme les buvettes-bars-restaurants et leurs terrasses, les locaux pour le matériel des activités sportives, les jardins etc. Les plages, entre Gammarth et Sidi Bou Saïd, sont cantonnées dans les criques. Elles bénéficient ainsi de positions d'abri et des apports sédimentaires provenant de la destruction des falaises et des côtes rocheuses qui les bordent. Ceci n'a pas empêché l'apparition de différentes formes de dégradation par l'érosion marine. La responsabilité revient le plus souvent à l'homme qui, par différents aménagements notamment les constructions de front de mer, a empiété sur la plage et sa dune bordière. La situation est la plus délicate dans la partie occidentale de la plage de la Marsa où différents travaux de défense ont dû être implantés (enrochements, murs de soutènement, ...) ;

Banlieues sud de Tunis : Entre Radès et Sidi Er Rais, le transit sableux est estimé varier entre 10 000 et 20 000m3/an. A l’ouest, la plage de Radès semble stable et à l’est les indices d’érosion sont modestes. Mais il en va autrement dans la partie centrale de ce secteur et tout particulièrement sur trois tronçons urbanisés. A Ez-Zahra et à Hammam-Lif, il n’y a plus de plage naturelle

Nabeul-Hammamet – Sousse Mahdia :  Le comportement de ces plages varie d'un secteur à l'autre. D'une façon générale, les faiblesses sont d'autant plus évidentes que le segment côtier est anthropisé.

Nabeul – Hammamet : Au sud de Kélibia, les plages montrent, en différents points, des signes de recul comme le mettent en évidence des sites archéologiques romains attaqués par les vagues de tempête. Mais, dès avant Korba dont le large estran sableux témoigne d’une bonne alimentation en sable due à une dérive littorale dominante venue du nord, les plages semblent plutôt stables, jusqu’à Nabeul. En revanche, des problèmes d’érosion marine se posent dans le secteur touristique d’Hammamet, une fois franchie l’embouchure de l’oued Zemmech et jusqu’à celle de l’oued Temad, au-delà de la Casbah. Certains hôtels (Sindabed, Aladin, Parc) ont même fini par perdre une partie importante de leurs estrans sableux. :

Selloum – Hergla : A partir de Hammamet sud sud jusqu’à Hergla, on peut considérer que tout le littoral est en situation d’équilibre. C’est en particulier le cas de la longue plage restée déserte qui s’étend de Selloum à Hergla et plus particulièrement à Madfoun où elle est bordée par une belle dune bordière ;

Sousse : A partir d’EL Kantaoui, en allant vers Sousse, l’érosion de la plage pose des problèmes dans un secteur où des aménagements touristiques ont été implantés. Avant même la construction du port de plaisance d’El Kantaouui, cette partie de la côte était en recul comme en témoignait l’attaque par les vagues de blockhaus datant de la veille de la Deuxième Guerre Mondiale. Cette érosion ne cesse de se manifester qu’à proximité de Sousse, les plages de la Corniche et de Bou Jaffar étant nourries par les apports terrestres ;

Monastir : Au-delà de Sousse, la plage de Skanès est encore large devant plusieurs hôtels. Mais des signes d'érosion ont commencé à se manifester depuis quelques années surtout dans la partie occidentale de la zone touristique.  La plage de la ville de Monastir, orientée vers le nord-est, démaigrit depuis qu’elle n’est plus alimentée par une dérive littorale

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IHE - Ingénierie de l’Hydraulique et de l’Environnement Page : 36

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