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ETUDE SUR LA DELIMITATION DU DOMAINE PUBLIC MARITIME - page 37 / 102

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Etude sur la délimitation du DPM en relation avec l’élévation accélérée du niveau de la merMEAT

orientée vers le sud et actuellement arrêtée par les digues du nouveau  port. Le boulevard de front de mer a dû être protégé par un enrochement ;

Mahdia : Les littoraux sableux qui s’étendent à partir de Mahdia, vers le nord jusqu’à Ras Dimasse et vers le sud en direction de Salakta, sont en recul. Des brise-lames ont dû être mis en place des deux côtés de la racine du cap Afrique. Au nord de Salakta, à El Mnaka, des ruines antiques attaquées par les vagues témoignent aussi d’un recul en cours de la plage.

Sfax – Gabès – Zarzis : Les plages se développent dans trois secteurs de Chaffar, Gabès et Zarzis :

Chaffar : La plage de Chaffar occupe le front d’un cône de déjection surbaissé construit par l’oued du même nom. Aujourd'hui, elle est relativement bien alimentée en sable lors des crues de l’oued et par le vent lorsqu’il souffle vers la mer ;

Gabès : La plage de Gabès et de sa côte nord est également assez étendue. Mais des travaux d’aménagement portuaire, urbain et industriel ont commencé à modifier sa morphologie originelle et à la fragiliser. Ceci apparaît surtout entre la nouvelle zone industrielle et les hôtels de tourisme ;

Zarzis : Les plages de Zarzis, qui ont permis l’implantation d’infrastructures touristiques, sont moins étendues et semblent montrer des signes de stabilité. Celles de la partie touristique située au Nord de l'embouchure de Oued El Ogla ont cependant commencé à montrer des signes de faiblesse depuis plusieurs années.

Jerba : Les plages ont une importance de premier ordre pour l'économie et constituent un élément essentiel pour l'environnement de l'île mais elles sont en même temps très fragiles et plusieurs d'entre elles sont sérieusement menacées dans leur existence. La côte de Jerba connaît, malgré le fait qu'elle est baignée par des eaux peu profondes, des problèmes d'érosion parfois sévère. Ceci s'explique d'abord par des données naturelles propres à l'île dont on cite en particulier l'absence de cours d'eau importants susceptibles d'alimenter l'estran en sédiments et la remontée du niveau de la mer. La situation, préoccupante, dans laquelle se trouvent aujourd'hui les plages s'explique également par les aménagements récents, notamment ceux liés au développement du tourisme.

3.7.2 Les zones touristiques

L'Office National du Tourisme Tunisien (ONTT) distingue sept zo­nes touristiques:

Bizerte - Tabarka.

Tunis-Zaghouan;

Nabeul-Hammamet;

Sousse-Kairouan;

Monastir-Sfax-Mahdia;

Jerba-Zarzis.

Sur 153 000 lits hôteliers tunisiens, 93% soit 142 000 se trouvent sur le littoral avec 4,12 millions d' entrées en 1995  et 25,3 millions de nuitées.

Après l’industrie textile, le tourisme, avec 20% des recettes est le deuxième secteur quant au montant de ses recettes en devises devant celui des travailleurs tunisiens à l’étranger, les transports, l’agriculture, les hydrocarbures ; il est le premier quant au solde en devises très largement avant le textile.

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IHE - Ingénierie de l’Hydraulique et de l’Environnement Page : 37

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