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ETUDE SUR LA DELIMITATION DU DOMAINE PUBLIC MARITIME - page 94 / 102

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Etude sur la délimitation du DPM en relation avec l’élévation accélérée du niveau de la merMEAT

Les digues concernent essentiellement l’action des courants de marée et des courants fluviaux. Elles guident les écoulements de façon à modifier le champ de courants dans un sens donné, qui dépend des changements du transport solide souhaités. L’ouvrage de guidage est le plus souvent constitué par une digue submersible implantée suivant le chemin assigné au courant et en particulier à un chenal de cours d’eau. Il peut aussi être constitué d’autres types d’ouvrages.

épis perpendiculaires au courant obstruant le passage dans les zones à protéger,

épis complétés par une digue submersible,

épis longs écartant les courants et créant un tourbillon siège des dépôts.

5.5 Retrait et abandon des zones menacées

Dans les cas où son maintien n’est pas essentiel, un certain recul de la ligne de rivage peut être admis. Pour que des aménagements ne soient édifiés trop près de la côte et pour organiser une gestion convenable de la zone ainsi neutralisée, des mesures réglementaires convenables doivent être prises. Certains aménagements peuvent d’autre part être mis en œuvre pour maintenir ou développer des activités de loisir de qualité sur la plage en recul.

Cette action nécessite une révision des délimitations réalisées au niveau du DPM. Selon que l’on se place en milieu urbain ou en milieu péri-urbain le retrait par rapport à la côte devrait être étudié d’une manière très approfondie.

5.5.1 Retrait en milieu urbain

Lorsque des constructions solides sont très proches des rivages, la réflexion des vagues sur ces obstacles provoque généralement une augmentation des vitesses orbitales de la houle sur les fonds, ce qui facilite la mise en mouvement des matériaux et donc leur enlèvement. Ceci renforce donc le dégraissement du rivage au droit des zones urbaines situées à des côtes très basses. C’est le cas par exemple des banlieues sud de Tunis où la totalité de la ville de Hammam Lif se trouve à une côte moyenne de +1m NGT.

Si par exemple pour le cas particulier  de Hammam Lif, on accepte un retrait partiel par rapport à la côte, le recul de la ligne de rivage entraînerait en permanence, un contact direct de la mer avec des structures solides existantes (chaussées, habitations, etc.. ) ce qui entraîne une érosion continue de la côte qui pourrait finir de faire disparaître toute la ville. Dans ce cas, bien que la protection de la côte par l’une des méthodes exposées dans le chapitre précédent soit coûteuse, elle reste la seule et l’unique solution permettant d’adapter la côte aux différentes formes d’agression marines.

Le retrait et l’abandon des côtes en milieu urbain devraient donc faire l’objet d’une étude approfondie pour chaque cas. Il faut que le recul de la ligne de côte ne permette pas de déplacer le problème d’un endroit à un autre.

Pour le cas particulier de Kelibia, il sera éventuellement possible d’étudier le cas du retrait des habitations qui ont été implantées sur le cordon qui sépare la mer de la Sebkha.

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IHE - Ingénierie de l’Hydraulique et de l’Environnement Page : 94

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