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RELATIONS INDUSTRIELLES/INDUSTRIAL RELATIONS, 2004, VOL. 59, No 4

a prime example of a comparative issue crying out for systematic comparative analysis. It varies enormously – from 80% in Sweden to under 10% in France. Students want to know why. To their credit, the editors do ask each author to provide an explanation for the density situation in his or her country. But the sum of such idiosyncratic explanations is not the equivalent of careful theory-

Despite its limitations and quirks, International and Comparative Employment Relations is the most widely used text in comparative indus- trial relations. Through four editions, its market has continued to grow and it is now being translated into other languages. It is hard to argue too strenu- ously with the editors’ apparent desire not to tamper with a winning formula.

based comparison. On such issues, the teacher and student get little help from this book.

ROY J. ADAMS McMaster University

La chaîne invisible. Travailler aujourd’hui : flux tendu et servitude volontaire par Jean-Pierre DURAND, Paris : Éditions du Seuil, 2004, 387 pages, ISBN 2-02-062881-3.

Les changements dans le travail sou- lèvent bien des questions quant à l’émer- gence d’un nouveau modèle productif et ses effets sur les salariés. Même si les chercheurs sont de plus en plus unanimes à reconnaître l’émergence d’un nouveau paradigme productif, ils admettent que celui-ci conserve d’importantes affinités avec le taylorisme. Dans bien des cas, mais avec des méthodes nouvelles, les objectifs demeurent les mêmes : la réduction des coûts, la chasse aux temps morts et le contrôle sur le procès de travail. À ces objectifs traditionnels, les nouveaux modèles cherchent à intégrer la flexibilité du travail et la participation des salariés. Selon Jean-Pierre Durand, le modèle qui réussit cet arrimage est celui à flux tendu. La thèse défendue est la généralisation des principes de ce modèle à l’ensemble des industries et des secteurs d’activités. Le paradoxe que l’auteur veut expliquer se trouve entre l’incessante rationalisation du travail et l’implication accrue des salariés.

Deux questions inspirent cet ouvrage : (1) Comment les entreprises ont-elles réorganisées la gestion du tra- vail et les politiques de mobilisation afin de satisfaire aux exigences du modèle à flux tendu ? (2) Pour quelles raisons les salariés acceptent-ils des exigences plus

élevées de performance ? Le paradoxe est le suivant: les conditions de travail se dégradent et les salariés retirent plus de satisfaction de leur travail. Durand propose de comprendre ce paradoxe en recourant au concept d’implication contrainte selon lequel, dans le système de production à flux tendu, les salariés n’ont pas d’autre choix que de s’impli- quer selon les attentes de l’employeur.

D’abord, les entreprises utilisent des techniques de gestion des res- sources humaines dans une approche qui individualise la relation salariale. L’auteur regroupe ces pratiques sous le modèle de la compétence qui inculque aux salariés la discipline requise dans un système de production à flux tendu (chap. 3). La mobilisation du personnel s’appuie également sur un régime de segmentation du travail qui nourrit l’espoir d’un emploi permanent chez les uns et les craintes de sombrer dans la précarité chez les autres (chap. 5). Pour rendre compte de cette réalité, Durand utilise la notion de fluidité qui désigne les conditions de passage d’un statut d’emploi à un autre. Pour les uns, le risque d’expulsion vers la périphérie sert de levier à la conformité aux atten- tes de l’employeur, alors que pour les autres, c’est l’espoir d’obtenir un poste

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