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WikiLeaks – La Tel Aviv Connection - page 2 / 5

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Obama s’est comporté de la manière qu’avaient anticipée ceux qui ont manigancé sa présidence. Seul quelqu’un d’incapable de comprendre la puissance du lobby israélien pourrait être surpris par l’absence de changement dans la politique américaine au Moyen-Orient.

Obama a-t-il hésité un seul instant à soutenir la stratégie récente d’Israel consistant à saboter les négociations de paix ? En absence de paix, les Etats-Unis continueront à être la cible de ceux qui sont outragés par le soutien indéfectible que l’Amérique apporte au comportement de brute d’Israël dans la poursuite de ses objectifs expansionnistes.

Confirmant l’influence du lobby (sioniste), Netanyahu a annoncé qu’il s’opposerait à tout gel des constructions de colonies en territoire palestinien tant qu’il n’aurait pas contraint Obama à lui signer un chèque de 3 milliards de dollars de dessous-de-table. En échange d’un gel de quatre-vingt-dix jours, qu’Obama propose, quelle forme de pot-de-vin l’Amérique fournira-t-elle ? Vingt avions supersoniques F-35 à 150 millions de dollars pièce (sans compter les pièces de rechange, l’entretien, la formation et l’armement).

Cela représente 231 millions de dollars par semaine, ou 1 373 626 dollars par heure. Qu’est-ce que les Etats-Unis percevront, en échange ? Un gel partiel et temporaire sur des colonies. Combien de fois cette ruse va-t-elle encore marcher ?

Israël a toujours éludé un accord de paix depuis le moment où il a chassé les Palestiniens de leurs terres en 1948 et il s’est emparé de terres supplémentaires en 1967 pour mettre en œuvre la géopolitique qui est la sienne aujourd’hui.

Si Israël devait un jour parvenir à un accord avec les Palestiniens, on ne sait jamais, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton propose que ce soit un « accord global de sécurité ». A quel prix, nul ne le sait. Le Congrès US a d’ores et déjà budgété quelque 30 milliards de dollars consacrés à Israël durant la décennie écoulée. Ces derniers 3 milliards de dollars viennent s’y ajouter, par-dessus le marché.

Mais cela n’inclut pas le coût pour la crédibilité américaine que représenterait une proposition d’opposer un véto américain à toute reconnaissance de la Palestine en tant qu’Etat par l’Onu. Et un engagement à Ne Plus Jamais (Never Again) exercer la moindre pression sur Israël à propos de la colonisation. S’ajoute à cela le fait que le fameux gel omet Jérusalem-Est où Tel-Aviv persiste à ouvrir de nouveaux chantiers de construction d’appartements.

Tout est dans le timing

En programmant sa dernière incursion en date à Gaza entre la Noël 2008 et l’intronisation d’Obama en janvier 2009, Tel-Aviv s’est assuré d’une opposition seulement silencieuse au cours de la période des fêtes aux Etats-Unis. Par conséquent, personne n’a été surpris de voir un agent provocateur monter une opération le jour du Tanksgiving 2010, tandis qu’Israël démolissait une mosquée et un village palestinien en Cisjordanie.

Après sept heures de pourparlers non-stop, Hillary Clinton louangea Netanyahu, le qualifiant d’ « homme de paix ». En retour, il se contenta de consentir à « poursuivre le processus ». Pendant ce temps-là, les élections américaines indiquaient une victoire majeure pour Israël lorsque le chef de la nouvelle majorité républicaine Eric Cantor, un juif sioniste, annonça que

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