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Inventaire du 21e siècle - page 68 / 134

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Robert Fossaert, Inventaire du 21e siècle. Tome 2 (2005).68

Autrement dit, il faut s'intéresser de fort près aux banques et, de tout aussi près, aux bourses et aux autres institutions financières, sans oublier les appareils d'État qui ont à connaître de ces entreprises - et qui, parfois, les suppléent plus ou moins. Bref, il s'agît de considérer la totalité de l'économie, non plus dans sa matérialité productive et distributive, mais bien au miroir des transactions financières qui accompagnent cette dernière et qui, de là, s'envolent au delà des frontières que les États ne veulent plus ou ne savent pas faire respecter. La monnaie et toutes ses cousines financières sont des eaux qui déferlent sur les pentes du système mondial, débordent souvent des lits de rivière précédemment creusés et ne s'arrêtent qu'aux barrages dressés par des États efficaces à cet égard.

Pour mener à bien ce travail délicat, en m'aidant évidemment des meilleurs documents disponibles à cette fin 38, je crois utile de traiter deux fois de chacune des questions qu'il me paraît indispensable d'aborder: une première fois pour en fixer précisément le thème en rassemblant les données requises et une seconde fois pour analyser les enjeux financiers et politiques que cette première revue aura décelés ou seulement soupçonnés (tant il est vrai que la finance est discrète). Ceci fait, il deviendra possible d'embrasser d'un même regard les chances et les périls que les banques et les bourses offriront vraisemblablement au cours du 21e siècle et les réponses politiques qui pourraient être nécessaires ou utiles. En outre, cet examen multiforme sera poursuivi en prêtant attention, dans toute la mesure du possible aux particularités des différentes régions du système mondial actuel.

(1) – Risques et défaillances, de complexité croissante.

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Un banquier appelle risques les prêts qu'il accorde. Un prêt consenti à un emprunteur étranger lui paraît par surcroît exposé à un risque pays, car la défaillance de l'emprunteur peut, alors, résulter non seulement de sa mauvaise gestion, mais aussi des déficits du pays considéré, par exemple, de la disparition de ses réserves de change. Il est toutefois d'autres risques dont le banquier n'est plus la victime potentielle, mais bien l'auteur parfois inconscient et d'autres défaillances qui peuvent être provoquées, à son encontre, par d'autres banquiers ou par des États. Il nous faut donc embrasser tous ces risques réels ou virtuels, y compris ceux qui peuvent advenir hors la vue d'un banquier quelconque et à quelque échelle que ce soit dans le système mondial, car ce qui importe ici, c'est l'ensemble des risques et défaillances d'origine bancaire, financière ou autre qui peuvent perturber

38 J'utiliserai notamment les rapports les plus récents du FMI, de la Banque mondiale et de la BRI, institutions dont le rôle sera précisé chemin faisant. Parmi les études spécialisées, je ferai grand cas des rapports adoptés par le Conseil d'Analyse Economique du Premier Ministre (français), notamment de celui sur Les Crises Financières établi par R. Boyer, M. Dehove et D. Plihon (enrichi de nombreux commentaires et compléments), publié en novembre 2000.

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