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Inventaire du 21e siècle - page 89 / 134

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Robert Fossaert, Inventaire du 21e siècle. Tome 2 (2005).89

1 DTS

=

1,464 $

1 $

=

0,683 DTS

(en avril 2005)

De 1953 à 1976, le total annuel des arrangements conclus dépassa 7 fois le milliard de DTS et 4 fois les 2 milliards, tandis que 18 années ne mobilisèrent que quelques centaines (ou même dizaines) de millions de DTS. Mais ensuite, il fallut toujours compter par milliards et même par dizaines de milliards, le record de 1983 (plus de 14 milliards) étant dépassé en 1996 et derechef en 1997 (16,5, puis 19,7 milliards de DTS), avant d'être surclassé en 1998 (32 milliards) et pulvérisé en 2002 (41,3 milliards). Les dernières années connues (30,6 milliards en 2003 et à peine 15,5 milliards en 2004) n'annoncent pas un reflux durable, mais seulement une pause temporaire, car les crises financières dont le FMI doit connaître n'ont jusqu'ici perdu aucunes de leurs raisons d'être. Toutes les années précitées s'achèvent, comme il est d'usage au FMI au 30 avril. Or au 30 avril 2004, treize arrangements, nés depuis 2002 étaient encore en cours d'exécution et sur les 54,8 milliards de DTS qu'ils promettaient, un peu moins de 20 milliards seulement avaient été décaissés.

Pour faire face à cette valse de DTS dont les remboursements sont diversement étalés, pour nourrir les engagements non encore satisfaits et pour appliquer les décisions nouvelles qui ne manqueront pas d’intervenir, le FMI qui détaille chaque année ses ressources disponibles et les tirages prévisionnels auxquels il devra faire face dans la seule prochaine année comptable 71, ne peut compter que sur quelques dizaines de milliards de DTS, y compris la partie encore disponible des 34 milliards de ressources "de secours" (GAB et NAB dans le jargon du FMI) qui furent quémandées après la crise "mexicaine" de 1982 et après sa récidive de 1994. L'imprécision de mon propos ne tient pas à la discrétion du FMI, mais plutôt à la surabondance des détails qu'il produit pour justifier la part émergée de ses ressources 72 et au silence qu'il observe sur ses co-prêteurs habituels (telles la Banque Mondiale et les banques publiques d'échelle continentale) ou éventuels, comme le Trésor des États-Unis que son ministre (Brady) dut mettre à contribution pour "assurer le sauvetage" du Mexique, en 1982 à l'aide des fameux "bons Brady" qui font encore l'objet de spéculations boursières. De crise en crise, le décalage est grand entre les communiqués de presse annonçant qu'un train de mesures évaluable en dizaines de milliards de $ a dû être organisé, sur les instances du FMI, pour "sauver" la Corée, l'Argentine ou divers autres pays depuis 1982 et les libellés beaucoup plus modestes des rapports annuels du FMI qui tiennent bien compte du découpage en tranches annuelles toujours conditionnelles de ses contributions effectives, mais n'évoquent

71 Voir le rapport annuel 2004; p.168

72 Voir sa note de mars 2005 IMF Borrowing Arrangements : GAB and NAB et le quasi-illisible tableau de ses Ressources et Liquidités (p. 168) de son rapport annuel 2004.

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